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 I don't know who you think I am || Cloud [Hot]

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Jeu 22 Aoû - 22:54






Il y a trois jours à peine il avait voulu lui arracher la tête sans chercher à voir plus loin que le bout de son nez, laissant sa haine s'exprimer tout simplement. Et maintenant il était là, allongé sur le toit d'une voiture l'embrassant fougueusement emporté par le désir fou de faire d'elle sienne. Cette volonté de la posséder, elle devenait sa chose, mais il n'était pas pervers au point de la considérer comme un objet. Son plaisir passait aussi dans celui de sa partenaire, cela en avait toujours été ainsi. Quoi de meilleur que de sentir son corps frissonner contre le sien d'une passion dévorante. Il aimait le gout de cette peau délicate, un cou parfai. Que pouvait-elle avoir comme défaut physiquement ? Elle était bien plus belle que bon nombre des poupées que l'on voyait dans les magasines, elle était une beauté sans nom. Ce serait mentir que de prétende qu'il n'avait jamais eu de jolies poulettes entre les pattes, avec son physique de rêve il avait pu séduire bien des femmes sublimes ; il avait le don avec les femmes. Il obtenait bien souvent ce qu'il voulait, mais celle-ci avait tenté de résister et cela lui avait bien plût. Elle ne manquait pas de mordant, mais il avait connu plus sauvage et indomptable qu'elle. C'était idiot, il ne pouvait jamais s'empêcher de comparer les femmes qu'il se dégotait avec sa chère fiancée perdue. Il n'arrivait pas à se détacher du passé, il n'arrivait pas à penser à Dasha et uniquement à elle. Il le voulait, il voulait tout oublier ce soir là. Il voulait être un autre homme, écrire autre chose avant de disparaitre. Juste une fois. Etre soulagé du passé pour vivre pleinement cet instant.

Lentement ses lèvres venaient glisser dans sa poitrine tirant sur le décolleté de sa robe, sentant les mains tièdes de la jeune femme sur sa peau brûlante, seigneur qu'il aimait cela. La sorcière prenait tout à coup des allures du fruit défendu du paradis ; il n'irait jamais dans celui-ci, alors il la croquerait volontiers. Elle se livrait à lui, parfaite soumission qui ne pouvait que le combler, il pouvait faire d'elle tout ce qu'il voulait. Adorable poupée, il s'acharnerait corps et âme à lui donner bien du plaisir pour s'en procurer tout autant. Il voulait sentir tout son corps absolument sublime frémir sous ses caresses, il voulait la sentir plus brulante que jamais. Qu'elle devienne folle, juste pour lui. Brutalement il arrachait sa robe avec cette force bestiale jusqu'au nombril, posant ses mains adroites sur sa poitrine avant de revenir chercher ses lèvres sucrées dans un baiser langoureux à souhait. Chatouillant le visage de la jeune femme avec ses cheveux, tandis qu'il détachait la boucle de sa ceinture, il aimait cette façon qu'elle avait de l'emprisonner entre ses cuisses avec ce coté si possessif. Il faudrait être un fou pour avoir idée de quitter cette place où l'on avait cette merveilleuse sensation d'être au nirvana.

Ses lèvres venaient alors glisser à nouveau sur sa peau, mordillant sensuellement ses mamelles tandis que ses mains courraient sur sa taille avant de finir de réduire sa robe en lambeaux. Caressant avec délice ses cuisses tout en laissant ses lèvres poursuivre leur route, dessinant avec la langue le contour de son nombril ; alléché par l'odeur féminine de son antre ; l'excitation montait crescendo le laissant plus brulant que jamais. Lentement sa main fut la première à investir les lieux, curieuse et riche en dextérité ; sa respiration devenait sauvage alors que la température de son corps ne cessait de monter, jusqu'où était-il capable de grimper ? Véritable volcan, il se plaisait à découvrir le corps divin de la jeune femme dans le moindre recoin. L'amour était bien plus qu'une histoire de pénétration, il jouait dans une autre catégorie n'est-ce pas ? Il ignorait si elle avait déjà eu l'occasion de s'envoyer en l'air avec un animal ; si ce n'était pas le cas il aurait au moins la satisfaction de lui laisser cette empreinte avant de mourir. Remontant doucement vers ses lèvres, il glissait sur sa joue puis lui mordillait l'oreille avant de lui souffler « Toi qui aimerais tellement laisser une empreinte dans ce monde, je laisserais la mienne sur toi... » Cela pouvait paraitre une bien maigre consolation à coté du monde, lui, il s'en contentait avec grand plaisir. C'était d'ailleurs, bien plus que ce qu'il aurait pu espérer. Alors brutalement il la saisissait par les hanches pour une position de demi-chandelle, se léchant doucement les lèvres en appréciant la vue du corps de la jeune femme.


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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Dim 25 Aoû - 12:48


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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Lun 26 Aoû - 11:06






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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Mar 27 Aoû - 0:16


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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Mar 27 Aoû - 20:54




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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Mer 28 Aoû - 21:44


    Je ne pus me retenir de le pincer à sa remarque, geste taquin mais qui signifiait que je partageais sa blague, même si j'étais légèrement vexée. Mais son rire était bien trop rare et communicatif pour que je ne m'offusque réellement. Alors sur le même ton, je lançai, le regard plein de défi. "Tu sous estimes ma force ! Tu serais surpris de découvrir à quel point je suis coriace !" Et je l'étais vraiment, coriace, féroce parfois, acharnée s'il le fallait. Ma carrure ne laissait bien sûr pas présager que je maîtrisais parfaitement différents arts martiaux et que j'étais d'une agilité sans pareil, mais ne clamait-on pas à tout va que les apparences étaient trompeuses ? J'étais incroyablement endurante aussi, et ce dans tous les domaines sportifs. C'est ainsi que je comblais vraiment mon manque de force. Je ne frappais donc pas fort certes, mais je ne m'épuisais pas, et on ne m'avait donc jamais à l'usure.

    Le contact de sa main sur ma peau encore dénudée fut doux et réconfortant. Alors je fis de même, posant ma main sur son torse, traçant des motifs inconnus avec mes doigts. Des frissons parcouraient ma peau, couraient le long de mon échine, défiaient la chaleur qui chutait lentement. Je n'y prêtais pas vraiment attention, mettant ça sur le coup de cette partie de jambes en l'air démentielle. J'avais passé un si bon moment que mon corps peinait à s'en remettre et tremblait encore à son contact. Quelle idiote. Sa voix de velours épousa mes oreilles et me demanda si je voulais dormir ici. Je mourrais d'envie de rester avec lui, de me blottir contre son corps chaud et de ne réfléchir à rien d'autre qu'à l'instant présent. Mais je devais avouer qu'en ce moment, je n'étais pas la meilleure compagnie pour la nuit, mon sommeil étant troublé par quelques rêves prémonitoires donc il était justement le personnage principal. Je n'avais pas particulièrement envie de déranger sa nuit à lui, surtout si en me réveillant je lui racontais encore que je venais de le voir mourir. C'était vraiment le genre de mot à ne pas dire au lit, et à sa place, je ne m'aurais même pas proposé de rester dormir. Peut-être qu'il ne savait pas ce qu'il l'attendait, les spasmes, agitations, gémissements et autres cris de douleur... J'étais le genre de personne dont le sommeil trahissait tout. Mais d'un autre côté, j'avais terriblement envie de rester avec lui, justement à cause de ces cauchemars. Me réveiller à son contact me rassurerait, me calmerait sûrement. Quelqu'un auprès de moi, c'était ce qui m'avait manqué ces dernières semaines où j'avais dû subir ces visions.

    "Ce serait plus sûr que je reste là... avec tout l'alcool que j'ai bu, prendre le volant ce n'est pas prudent." Je ris doucement, parce que lui comme moi savions que c'était la dernière des raisons qui me poussait à rester. Mais j'étais bien trop fière pour admettre que je crevais d'envie d'être avec lui... Ce n'est pas parce que je m'étais laissée faire pendant notre rapport que j'allais complètement abandonner toute dignité devant lui. Je restais quand même cette sale garce imbuvable qui avait le caractère d'une vampire dans le corps d'une sorcière... Enfin, c'est ce que je croyais. Terrible méprise que de croire que je pourrais encore rester la même après cette rencontre singulière. Je n'avais pas encore idée de la profondeur du lien qui m'unissait maintenant à lui, de la ténacité que j'allais mettre à le sauver... à nous sauver. Par sa guérison, j'entreprenais involontairement la mienne, inversant ma tendance à la destruction en une élévation vers l'humanisation.
    Il se redressa alors et je suivis. D'un bond de chat, j'atterris sur le sol en évitant les débris de la bouteille qu'on avait vidé. Je récupérai dans mon sac la chemise de la dernière que je devais lui rendre pour finalement l'enfiler à nouveau, puisqu'encore une fois il avait déchiré mes habits. Et là, maintenant que mon corps avait retrouvé une température normale, je commençai à ressentir le froid. Je n'avais pas un volcan pour corps; moi. Et je me félicitai de mon initiative quand je vis qu'il m'entraînait vers l'extérieur.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Jeu 29 Aoû - 10:36

La réponse de la jeune femme était probablement un mensonge, mais cela lui suffisait comme réponse, il n'allait pas chercher plus loin. Elle se sentait seule et les nuits étaient difficiles, sans personne pour la rassurer... Probablement avait-elle peur de s'endormir, alors voila ; il sera là pour qu'elle n'ait pas peur de fermer les yeux et de se laisser tomber dans les bras de Morphée. Il descendait de la voiture avec agilité, elle atterrissait à coté de lui quelques secondes plus tard, récupérant son sous vêtement et son jeans ; il s'habillait sans rien dire. Pourquoi parler après tout ? Est-ce qu'ils en avaient besoin ? Il glissait ses pieds dans ses Rangers sans prendre le temps de les lacer, il n'en avait pas besoin et avait cette fâcheuse manie de ne jamais le faire soit dit en passant. Se tournant vers elle, il la trouvait dans cette même chemise, jetant à coup d'oeil à ce qu'il restait de la robe de la jeune femme en se mordant légèrement le coin de la lèvre inférieure d'un air de dire que cela fut inévitable. Elle semblait prête, alors il la conduisait vers cette petite porte et ils se retrouvaient dehors. S'arrêtant devant une échelle, il invitait la jeune femme à monter la première. Non pas pour se rincer l'oeil (bien qu'il ne s'en gênait pas), mais surtout pour prévenir la moindre chute de sa part. S'il partait devant, il ne pourrait rien faire pour la rattraper. La montée se passait cependant sans problème, bien qu'un instant son pied avait dérapé ; elle était coriace en effet. Une fois arrivé en haut, la vue était toujours imprenable bien que différente que les courbes de la jeune femme.

Le toit était aménagé uniquement dans un coin où l'on pouvait trouver des oreillers d'extérieur posés sur un matelas d'une épaisseur que l'on trouve dans les salles de gym ; de nombreux journaux qui avaient plus ou moins prit l'humidité, un plaid soigneusement plié (qui signifiait simplement qu'il ne s'en servait jamais, parce qu'il était franchement bordélique). Mais le plus important dans tout ça, c'était le ciel... « J'adore cet endroit... » Soufflait-il simplement comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Alors il s'allongeait là, au cotés de la jeune femme, ses yeux azurés contemplait le spectacle des astres. Au bout de quelques minutes, il tournait la tête vers la jeune femme qui ne semblait pas vraiment apprécier le spectacle, du moins, pas comme lui. Il était peut-être bien trop sensible à la nature pour être compris. Alors, doucement il se redressait et la prenait dans ses bras pour la réchauffer contre sa peau brûlante, posant sa tête sur son épaule, il lui soufflait d'une voix si chaude et sensuelle « C'est ici que tu dois te sentir le mieux, sous la bannière du ciel... A quoi ça sert de rêver si ton monde reste si petit ? L'univers est tellement grand. Personne ne trouve plus le temps pour fermer les yeux et y croire juste quelques secondes. Le temps résulte même de l'expansion de l'univers. Mais que se passera t-il quand l'expansion de l'univers aura achevé sa course et inversera son mouvement ? Et si on admet le fait que nous vivons dans un monde aux dimensions enroulées alors comment faire la part entre l'illusion et la réalité ? Le temps pour nous, tel que nous le connaissons est une dimension que l'on peut parcourir que dans une seule direction... Pourtant ici, le temps ne compte pas de la même manière... Nous ne sommes qu'un point dans l'univers, bien plus petits que les étoiles que nous admirons parce qu'elles ne nous voient pas. Elles sont comme les rêves... Si belles, mais quand on veut l'attraper ; on n'y arrive jamais. » Il avait joint cette dernière parole en tendant la main, la fermant alors, présentant sa main close à la jeune femme, il l'ouvrait lentement pour libérer un magnifique papillon de nuit qui reprit son envol pour s'éloigner. Elle avait légèrement sursauté de surprise, il souriait faiblement avant de lui dire « Alors, il faut se contenter de rêver et jouir de ce que l'on a, tout près... Parce que bien souvent, tout est devant nos yeux sans jamais le voir... » Doucement sa main venait glisser sur sa cuisse puis sa jambe délicieusement fine et surtout glacée. Il se demandait ce que cela faisait d'avoir si froid en permanence. Il attrapait le plaid pour la recouvrir avec douceur avant de lui dire avec un léger sourire tout en s'allongeant de nouveau, fixant toujours le ciel « Si tu as froid, tu es toujours autorisé à venir dans mes bras. Il parait qu'il y fait anormalement chaud... » Voir trop chaud parfois, au point que bien souvent il retrouve sa partenaire à l'autre bout du lit trempé de sueurs à essayer de fuir sa chaleur bestiale ; un inconvénients parmi tant d'autres...
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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Lun 9 Sep - 1:21

    Dehors, le froid avait repris ses droits, prémices d’un automne qui promettait d’être frais. Mes mains se posèrent sur le métal glacé de l’échelle et un frisson parcourut mon corps entier. Mais fièrement, je grimpai barre après barre en affectant de ne pas pâtir du froid. Lui ne devait rien sentir, son corps étant anormalement chaud par rapport à la température humaine. La montée se passa sans encombres, même si un moment je faillis glisser, me rattrapant habilement grâce à la force de mes bras. Mince certes, mais musclée quand même. Je fus accueillie au bout par un spectacle magnifique. Au loin les lumières de la ville se faisaient dominer par un ciel étoilé et parfaitement dégagé. Aucun accro, aucun défaut dans ce défilé d’étoiles. Pour une fois que le ciel de Vancouver était dégagé, il avait bien raison de nous en faire profiter…
    Il avait aménagé un petit coin salon sur le toit, le tout très austère mais qui étrangement lui ressemblait. Oh… écoutez-moi parler de lui comme si je le connaissais depuis toujours. Je chassai cette pensée de mon esprit et m’installai sur les coussins qui formaient une banquette sommaire mais tout de même confortable. Je le voyais admirer le spectacle avec une telle fascination que je me laissais aller à un sourire attendri. Moi aussi avant je me posai sur le toit de la villa en Albanie avec ma mère, et nous regardions les étoiles pendant des heures attendant la meilleure convergence mystique créée par les constellations et l’alignement des planètes. Tout dans le ciel avait une influence sur la magie. Depuis sa mort, je n’avais pas refait ça. Je n’avais plus jamais observé les étoiles, ce rituel sacré appartenait à ma mère et moi, et sans elle je me sentais comme une étrangère sous ce ciel magnifique. Lui à contrario semblait y être à sa place, comme si ce spectacle seul pouvait le contenter pour tout le reste de sa vie. Un laps de temps qui par ailleurs avait été considérablement réduit depuis quelques jours.

    La nostalgie et le froid m’empêchaient de profiter grandement du spectacle. Et puis, si je commençais à analyser le ciel, le fantôme de ma mère reviendrait attrister mes pensées. Sa mort était mon plus gros cas d’émotions, depuis, je ne ressentais plus grands choses de positif… Ressentant sûrement mon malaise, Cloud me prit dans ses bras chauds. L’espace d’un instant, j’oubliai presque tout. Puis de sa voix suave il commença à me parler de l’univers, du temps et de l’espace. Ses réflexions étaient fascinantes, et ce en particuliers parce que son souffle chaud retenait plus que mon attention. C’était impressionnant la façon dont mon corps réagissait au sien, comme s’ils étaient liés. Et je dus taire cette petite voix intérieure qui me rappelait quelques préceptes mystiques qui racontaient des histoires stupides de division d’âme. Je me retenais plus que tout de le sonder, de lire son âme, car je trouvais cette pratique assez effrayante. Surtout moi qui n’aimais pas particulièrement la magie des auras… Il ajouta ensuite qu’il fallait se contenter de ce que l’on avait, ce qui me laissa un sourire amer. Lui il avait arrêté de rêver, alors comment croire à ses paroles…

    Muée dans un silence total, je fus surprise par le contact de sa main sur ma cuisse. D’autres frissons vinrent s’ajouter à ceux causés par le froid que j’avais presque oublié alors. D’une délicate attention, il me couvrit du plaid et m’invita à venir me réchauffer auprès de lui dès que j’en ressentais le besoin. Or je semblais en avoir constamment besoin. J’avais toujours en tête cette histoire de séparation des âmes à laquelle je n’avais jamais voulu croire. Mais c’était peut-être une bonne explication au fait qu’il avait si facilement réveillé la mienne, s’appropriant tout mon être avec beaucoup de facilité quand beaucoup s’était auparavant retrouvé prisonniers par la glace… certains littéralement d’ailleurs. « La magie. Oh je sais que tu n’aimes pas ça, mais la magie est à la fois une question et une réponse. Il ne s’agit pas seulement de mettre le feu à ce qu’on veut ou à créer des ouragans, il s’agit surtout d’une histoire passionnante, d’une initiation sur un chemin impraticable, entre la réalité et l’illusion. La magie est un pont entre deux mondes. Tout dans ce monde est magie, il suffit juste de s’ouvrir. Les sorciers ne sont que des personnes qui se sont ouverts aux origines de la magie jusqu’à en maîtriser bien des domaines. Toutes les questions que tu évoques, sur le temps et l’espace… tu peux trouver une réponse dans les rites les plus anciens et les plus ésotériques de cette planète. La création n’a pas été faite pour qu’on l’oublie, mais elle n’est pas non plus facile à comprendre. Seuls les plus chanceux connaissent ces secrets, et parfois ce ne sont que de vieux contes que le temps a enseveli. Peut-être résident-ils dans la mémoire de lieux et d’espaces et peut-être même dans la mémoire humaine… La quête spirituelle est la recherche la plus longue et difficile qui existe. Même la quête du bonheur est plus facile. »
    Je me tus, incapable de comprendre pourquoi je m’étais lancée sur ce sujet, qui me ramenait à plus de dix ans en arrière, lors des leçons de ma mère sur le monde qui nous entourait. Je me sentais à l’aise pour confier ce genre de choses qui généralement ne traversaient jamais ma bouche. Le savoir ésotérique n’était pas un sujet que j’abordais souvent, et surtout pas avec des non-initiés à la magie… Quoique j’en parlais même pas avec les sorciers, puisque je n’en avais pas beaucoup comme ami. Les rares sorciers avec qui j’entretenais une relation amicale en dehors de ma famille se trouvaient un peu éparpillés en Europe.

    Je me tournai alors face à lui et mes mains se posèrent sur ses joues. Mes yeux couleur noisette vinrent chercher au plus profond de ses yeux azurés, en quête des réponses que lui cachaient au monde. « Tu as arrêté de te contenter de ce que tu avais. De quoi as-tu peur ? La nuit que j’ai vu ne sera peut-être pas ta dernière. Je peux m’assurer que rien de tout ça n’arrive… que plus personne ne te poursuive. Je peux le faire, j’en suis capable. »

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Mar 10 Sep - 17:10


C'est alors qu'elle se mit à lui parler de la magie, de la représentation qu'elle en avait, le beau brun n'avait pas quitté les étoiles des yeux en écoutant les dires de la jeune femme, non il n'aimait pas la magie ; mais il n'avait jamais cherché à la comprendre et c'était probablement là son tord dans cette histoire. Mais les sorciers n'avaient pas non plus cherché à le comprendre lui, on le traitait comme un monstre et rien de plus. La magie possédait-elle vraiment toutes les réponses ? Mais si l'on savait tout, que fait-on de la part de mystère de ce monde ? Si l'on devait tout savoir, comment pourrait-on encore rêver et imaginer certaines choses ? Oui, comment serait le monde sans tout cela ? Ne serait-il pas ennuyeux ? Ne serait-il pas mort dans le fond sans toute la magie de l'ignorance et du rêve ? Quand on est enfant, on fait des rêves tellement plus grandioses qu'à l'âge adulte... Les rêves érotiques étaient peut-être bien hors catégorie, cependant plus l'on avançait, moins l'imagination vivait. On perdait l'espoir d'un monde à soit, d'un monde parfait et heureux. Quand on fermait les yeux, c'était encore ce même mode. Il manquait du rêve dans leurs vies.

Ils étaient bien ensemble, sous la lune et dans les bras de l'autre, il lui apportait sa chaleur animale pour lui donner du confort et il avait la douce consolation de ne pas se sentir aussi seul. Il sentait ses mains froides sur son visage et il la fixait avec cette intensité particulière du loup ; elle le fixait comme si elle semblait chercher une réponse spirituelle à toutes les questions qu'ils s'étaient posées sur l'univers. C'était agréable d'avoir quelqu'un d'aussi cultivé en face de soit, il avait cette sensation de ne fréquenter que des enfants et il aimait la compagnie de cette femme, une vraie. Les questions qu'elle lui posait le transperçaient même s'il ne manifestait aucune émotion. C'est alors qu'elle tentait de réanimer l'espoir dans son coeur, de le pousser à dire oui. Oui, je veux vivre, je veux voir encore des choses, les sentir, les affronter. Oui je suis grand, je suis fort, oui je peux me battre encore. Oui je veux y croire encore, je veux fermer les yeux et voir enfin un peu l'avenir. Oui je veux la vie. Mais les mots espérés par la belle sorcière ne sortaient pas de sa bouche, c'était comme une boule dans la gorge, il ne le pouvait parce que ce serait un mensonge à l'heure actuelle que de prétendre vouloir vivre, que d'oser dire y croire encore. Il ne croyait plus en rien. Quelque chose était mort en lui depuis bien longtemps, cette étincelle qui raviverait cette flamme si faible a fond de ses yeux... Un peu comme cette étincelle pendant leurs ébat, cette délicieuse sensation de renaissance, cette décharge d'adrénaline, ce désir de plaisir...

Doucement il posait sa main sur celle de la jeune femme elle-même posée sur sa joue, la fixant silencieusement avant de répondre en faisant glisser sa main au fil de ses paroles le long de son bras pour rejoindre sa nuque « On est souvent capable de grande choses ; faut-il avoir une raison de le faire. Je n'ai pas peur d'avoir peur, j'ai vécu avec la crainte de finir comme un homme a voulu que je sois un jour. J'ai eu peur de lui ressembler ; mais j'ai échoué. Peut-être ont-ils raison de souhaiter ma mort, jamais je n'ai oublié leur visage face à la mort. Il est peut-être temps que ce soit mon tour. » Il n'oublierait jamais et Cloud ne pouvait pas s'empêcher de croire que si on voulait qu'il meurt, c'était parce qu'il le méritait. Le sang qu'il avait fait couler devait être rendu... « Que font les humains aux chiens qui mordent ? Ils les tuent parce qu'ils savent qu'ils vont recommencer. Une partie de moi à prit gout à cette violence, je n'arrive plus à gérer ce que je ressens. Dans ce bordel il y'a cette colère qui me brûle... Mais je sais bien d'où vient cette colère. Tout ce qui est arrivé est uniquement de ma faute. Mon existence est un désastre. » Il était tellement cruel envers lui-même. Il avait porté sur ses épaules de jeune adulte les erreurs de son père et aujourd'hui il allait mourir pour lui. Cloud se trompait, cela n'avait pas été à lui de prendre soin de son père, mais son père de prendre soin de lui. Le seul qui avait échoué...

Un tendre sourire, sa main glissait sous la joue de la jeune femme pour la caresser avec douceur avant de passer son pouce sur ses lèvres avant de s'approcher avec lenteur pour déposer sur ses lèvres un baiser doux comme une caresse avant de lui souffler les yeux encore clos « Parfois il faut accepter le sort que décide la nature, accepter ses échecs et affronter dignement... Je suis épuisé de fuir Dasha. » Il ne semblait pas plus affecté que cela à ses propres propos, il ne semblait pas considérer la mort comme une ennemie, mais il n'avait pas l'air de dire y trouver refuge. On, car ceux qui se suicide ont encore espoir que ça aille mieux après. Cloud était entre les deux, dans le néant. Il vivait sa vie aussi longtemps qu'elle le lui sera accordée et ne cherchait pas plus loin parce qu'il était un grand désabusé de la vie. Elle n'était que déception. Reculant légèrement, il souriait encore ; elle n'avait pas l'air de vouloir sourire. Est-ce qu'elle avait de la peine pour lui ? Il en était navré, il aurait juste voulu lui dire que tout irait bien ; mais elle en savait plus que lui et de toute évidence sa mise à mort devait être terrible. Il l'attirait un peu plus contre lui, offrant à cette femme le plus de chaleur possible. Douce attention, c'était étrange ; mais il avait presque envie de la protéger de ce mal qu'il lui causait. Enlaçant sa taille il la fixait avec toujours autant d'intensité avant d'ajouter « Je sais que tu as envie de m'aider, mais tu ne me dois rien Dasha, c'est trop tard pour vivre. Si je pouvais t'empêcher de subir ce cauchemar, crois moi je le ferais. » Il était sincère, il s'en voulait d'ailleurs de lui infliger sa vie, ses émotions... Sa douleur, la mort...

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Jeu 12 Sep - 19:30

    Il refusait. Un refus qui me parut brusque, parce que je n'étais pas habituée à ce qu'on me dise non, et encore moins quand je proposais de l'aide. Cet instant était particulièrement perturbant, parce que jamais je ne m'étais sentie aussi impuissante. Encore plus parce que j'étais intimement convaincue qu'il se trompait, que la nature ne voulait pas qu'il meure. Jamais je n'aurais eu ces visions autrement. Et dans ces cauchemars, il semblait tellement déterminé à vivre, aucune trace de lassitude ne l'animait quand ses derniers cris de douleur avait traversé l'air. Des images fortes et harassantes que je garderais en mémoire tout le reste de ma vie. Au moins il continuerait à vivre quelque part sur cette planète, dans mon souvenir. Jamais je n'oublierais cette nuit, et encore moins celle qui allait venir. Je lui en avais fait la promesse, garder en moi cette marque qu'il m'offrait.
    Cloud semblait rongé par sa conscience, et s'il portait en lui tant de regrets et de remords, c'est qu'il était plus humain que les gens ne voulaient le faire croire. Alors pourquoi persistait-il à croire qu'il était un monstre ? Il n'était plus du tout maître de ses émotions, et c'est ce qui le rendait horrible à ses yeux, quand il apparaissait tout à fait innocent aux miens. Moi je ne les contrôlais que trop bien, j'en avais fait un royaume vide de couleurs et plus froid que les contrées éloignées d'Alaska. Seul parfois mon caractère impulsif venait dégeler cette âme vampirique. Et entre celui beaucoup trop émotif et celle qui ne ressentais rien, dites-moi qui est le monstre ? Il me paraissait soudain évident qu'il s'accablait de peine, qu'il portait sur lui tous les crimes de l'humanité quand il n'en avait commis peut-être qu'une infime partie. Moi j'étais bien trop confortable avec ma conscience pour être vraiment innocente. J'avais aussi les mains sales de sang, la seule différence c'est que je n'en tirai ni regrets ni remords. De nous deux, c'était plutôt lui qui portait la croix du genre humain et moi qui l'y crucifiait.

    Ses mots étaient durs, injustes pour lui. Il avait tort et je ne savais pas comment lui faire entendre raison, parce qu'il ne le voulait pas. Et comme pour m'enlever toute envie d'agir, il déposa un léger baiser sur mes lèvres. Encore un souvenir qui resterait ancré. Ca, et aussi la manière dont il prononçait mon prénom, avec cette touche britannique si craquante dans son accent. C'était injuste que je le rencontre seulement maintenant, alors qu'il allait mourir bientôt. C'était injuste la manière qu'il avait de si facilement briser mes défenses, de me donner tant de choses avant de les reprendre aussi sèchement. C'était une sorte de punition du karma ? Me faire subir tout ça, me laisser goûter à quelque chose que je n'aurais jamais, me donner toutes les clés pour aider quelqu'un et essuyer un refus... me faire sentir minable et impuissante et passionnément belle et désirable. Foutus faiblesses humaines, on nous montrait les murs à éviter et nous on fonçait dedans. Il ne voulait pas de mon aide, alors je devrais partir, ne pas m'enfoncer davantage dans ce parfait moment de partage, ne pas m'endormir dans ses bras avec le sentiment d'être protégée. Merde à la fin. Qu'est-ce que je devais faire ? Trop de tourments... Je fuyais son regard captivant pour ne pas y lire la résignation et il sentait mon trouble mieux que quiconque. Il me serra davantage contre lui, et je me sentais tellement bien à cet endroit en particuliers que j'eus même l'impression d'y appartenir. Cette chaleur réconfortante, ce torse qui épousait tellement bien mon corps, tout m'incitait à rester quand la seule vraie solution pour m'épargner au maximum était de partir.

    Je rassemblais alors le peu de force qu'il me restait et affrontai son regard. J'y lus de la compassion et encore du remords. Il s'en voulait alors qu'il n'en était même pas responsable, étayant ma théorie comme quoi il s'accusait de tous les crimes possibles. "Ce n'est pas de ta faute. Rien de tout ça n'est de ta faute. Chacun a fait ses choix de vie et en subit les conséquences. Laisse ces cauchemars me punir, mais ne les laisse pas te punir toi non plus." Les derniers mots avaient été prononcés dans un souffle. Tout ce que j'avais à confier de plus serait tu, je me défendais de m'ouvrir davantage si c'était pour souffrir ensuite de son départ. Il y a comme ça dans la vie des rencontres uniques, qui enrichissent considérablement. Notre rencontre était digne d'une anecdote à figurer dans le Petit Prince. Brève et particulièrement bouleversante. Je refusai de parler encore, et préférai sombrer dans un sommeil qui n'aurait rien de réparateur. Et alors que je le quittai dans la vie réelle, je le retrouvai dans le monde des cauchemars.

    Une poursuite floue, pleine de rage. Des odeurs familières, détestées. Lancée à toute vitesse je m'enfuyais loin de ceux qui me voulait du mal. Non, ce n'était pas moi, c'était lui, il fuyait. Mais il pouvait fuir autant qu'il voulait, la fin resterait la même. Ils le blessent... ils le font à chaque fois. Il souffre, mais il continue. Ils le blessent encore. C'est bizarre de subir la magie, de ne pas en être instigateur. Mais ça c'est une réflexion que j'ai, qui est étrangère à ce corps. J'ai mal enfin, il a mal... nous courons encore mais ça ne sert à rien, le loup est épuisé. Ils sont plus nombreux que d'habitude. Mais il y a quelque chose de différent. Eux aussi sont poursuivis, ils subissent des dommages qui ne sont pas de notre faute. Mais je ne sais pas, je n'ai pas le temps et tout est trop flou. Blackout. Quand nous nous réveillons, je sais déjà ce qui va se passer. Déchirement du corps, l'animal se déchaîne encore mais il est enchaîné solidement et magiquement. Quelqu'un parle mais ce n'est qu'un bourdonnement. Ils vont nous tuer, je le sais je l'ai déjà vu. Mais d'abord ils nous torturent, ils veulent des réponses à des questions que nous n'entendons pas. L'odeur du sang, de la peur et plein d'autres que je ne sais pas distinguer, elles sont trop présentes et me brûle. Je ne maîtrise pas ce corps. Les violentes émotions me transpercent encore. Des vagues brûlantes et dévastatrices. Et puis encore une scène floue. Mais l'endroit me semble un peu plus familier qu'auparavant. On dirait que je le connais bien cet endroit. Et dans une dernière vague de folie, mon corps, son corps se tord dans tous les sens, crie de rage, il ne veut pas mourir. Pourquoi il ne veut pas mourir dans cette vision s'il veut mourir dans la vraie vie ? Putain. Et la décharge arrive, impitoyable, elle met fin à tout. Le cerveau est déconnecté, le coeur arrête de battre, tous les systèmes nerveux sont comme grillés... La mort a été douloureuse le temps d'un instant, mais ensuite on ne sent plus rien. C'est à ce moment que je dois me réveiller... Mais quelque chose n'est pas fini. La vision n'est pas fini... il faut que je reste...

    Mais trop tard. Dans un sursaut je me relevai, transpirante, désorientée. L'espace d'un instant je ne reconnus pas l'endroit, ce qui n'aida pas mon coeur à ralentir. Puis je repris peu à peu mes esprits et les événements de la nuit dernière me revinrent en mémoire. Je tournai la tête vers Cloud qui s'était réveillé aussi. Je savais dès lors qu'il était impossible pour moi de me rendormir. Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était, mais il était bien trop tôt pour commencer la journée. Encore sous le choc de la vision, je ne ripostai pas quand il m'attira vers lui pour me prendre dans ses bras. J'avais à la fois horriblement chaud, et en même temps des sueurs froides. Il me caressait les cheveux, comme pour calmer une petite fille et sans un mot je le laissai faire, essayant de rassembler les éléments nouveaux de cette vision. "Il y avait quelqu'un d'autre" soufflai-je finalement. "Quelqu'un chassait tes chasseurs." Je n'avais aucune idée de qui ça pouvait bien être, et honnêtement je n'avais pas envie d'en apprendre plus pour ce soir. J'avais eu mon quota de douleur pour un moment.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Sam 14 Sep - 16:00


Elle lui disait que ce n'était pas de sa faute, elle lui faisait tellement de mal en lui disant ses mots, elle voulait l'aider, mais ça le faisait souffrir. Elle ne voulait pas qu'il soit puni ? C'était un criminel. Un monstre doté d'une conscience, un monstre qui souffrait dans son silence et ses regards fuyant. Il ne répondait pas, gardant la jeune femme dans ses bras, il l'observait s'endormir ; elle était amer. Il se sentait désarmé. Que pouvait-il faire ? Il ne savait pas lui-même, il ne voulait plus fuir. Il n'arrivait plus à se battre. Il l'avait longuement observé dormir puis doucement, il fermait ses yeux azurés après s'être assuré qu'elle avait bien chaud, il s'endormait en la tenant contre lui.

Son univers à lui, la nuit était assez particulière. Cauchemar, souvenir, douleur du passé. Il aimait cependant ce monde, parfois les souvenirs étaient bons... Il se souvenait encore du jour où il s'était mis à genoux devant une femme et cela pour la première fois de sa vie, ses yeux bleus brillants sous la pleine lune qui à l'époque ne le rendait pas aussi fou. Une bague, leurs regards qui ne se quittaient pas, elle riait à sa demande. Il avait rit lui aussi avant de la recevoir dans ses bras pour de longues embrassade, un moment émouvant d'une bague glissée à un doigt menu ; le sourire aux lèvres, une nuit brulante, un réveil si tendre... Ils s'appartenaient, ils seront heureux pour toujours... Mais il fallait ouvrir les yeux, parce que le couteau dans le coeur fait mal, parce qu'il faut reprendre son souffle, parce qu'il faut ravaler ses larmes... Tout cela, il le fit en un battement de cil, l'habitude... Il parait que l'on s'accoutume à la souffrance, on acquiert une certaine résistance. Il avait ouvert les yeux parce qu'il l'avait senti bouger contre lui, il avait senti sa souffrance. Il avait ouvert les yeux, se redressant légèrement, la fixant de ses yeux bleus alors qu'elle semblait souffrir le martyr. C'était cela qui l'attendait ? Il osait enfin poser ses mains sur elle pour tenter il ne savait quelle manoeuvre pour calmer sa torpeur. C'était comme si le contact l'avait réveillé, un sursaut brutal, des yeux brillants de larmes de douleur, celle contre laquelle on ne pouvait pas lutter.

Il ne savait pas vraiment quoi faire, il prit doucement la jeune femme dans ses bras. Elle était en nage et il savait qu'il ne l'aiderait pas vraiment à avoir moins chaud, mais il ne savait pas vraiment quoi faire d'autre, il n'y avait que des loups dont il avait pu prendre soin et les humains étaient tellement différents... Doucement il lui caressait les cheveux, essayant de l'aider comme il le pouvait à se calmer ; Qu'avait-elle besoin ? D'une présence ? De protection ? De solitude ? C'est alors qu'elle se mt à parler de sa vision, les mots étaient étranges. Le beau brun posait son index sur les lèvres de la jeune femme. Le signe des anges de l'oublie, soufflant doucement en plongeant son regard dans celui de la belle sorcière « Shhut.... » Caressant sa joue avec l'autre main, il finissait par attraper la jeune femme par les hanches pour l'allonger correctement ; à califourchon au dessus d'elle sans poser pour autant son poids entier sur elle, il exerçait une pression autour d'elle, l'enfermant de son corps dans cette sphère protectrice. Ses mains sur ses joues, il fixait cette femme avec intensité. « Calmes-toi... Regarde-moi Dasha. Ne parle pas... Calmes-toi. » Il caressait sa peau avec une douceur sans nom, il la tenait en protection de son être, il ne savait pas si elle en avait besoin. Il ne la connaissait pas après tout... Peu importe, il pouvait sentir à quel point elle avait mal ; par sa faute. Doucement, il lui adressait un tendre sourire comme pour lui dire que tout allait bien, reviens à la réalité, je suis en vie... Seigneur, comme il aimerait qu'elle n'ait pas à souffrir de la sorte.

Il ne savait pas vraiment pourquoi il faisait cela, mais doucement il s'était penché vers elle, laissant sa chevelure brune chatouiller le visage de la jeune femme avant d'appliquer ses lèvres contre celles de Dasha ; d'abord lentement puis ensuite avec bien plus de convictions. Jouant quelques secondes avec sa langue avant de se décoller lentement de ses lèvres absolument délicieuses. Qu'est-ce qu'il faisait bonté divine ? Il devenait complètement fou ? Il ne pu retenir un léger sourire gêné avant de lui dire d'une voix de velours avec une pointe d'humour « Dis moi que tu es calmé parce que je vais vraiment finir par faire n'importe quoi... » Il riait très faiblement, ce n'était probablement pas le meilleur moment pour plaisanter. Mais c'était là un mécanisme de défense de ce qui lui échappait. Soufflant doucement, il essayait de reprendre contenance. Il délirait complètement n'est-ce pas ? « Tu n'es pas obligé de m'en parler si ça te fait souffrir. Ne dis rien, je le sens tu sais... Je le sens comme tu as mal, comme tes muscles sont tétanisés... Non... Tu n'as pas besoin de me le dire. Je le vois. Je te vois. ».

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Ven 20 Sep - 2:56

Spoiler:
 

C'était un monde étrange, sûrement le plus étrange de tous. Un monde où se côtoyaient forces mystiques puissantes et candeur humaine. J'étais souvent soufflée par le culot que certains humains avaient, à se prendre pour les maîtres du monde juste parce qu'ils avaient de l'argent. L'argent ne valait rien dans le monde surnaturel, il n'existait que parce que nous nous cachions dans cette normalité écrasante. Pour l'humain lambda, ce garage était un simple bâtiment d'un quartier mal fréquenté ou un homme un peu bougon s'occupait pour de bons prix des véhicules... mais pour une créature surnaturelle, ce lieu était bourré d'éléments relatifs à notre monde. A l'odeur, pour ceux dont l'odorat permettait la distinction, et à l'aura pour nous autres sorciers. Quand on entrait en ces lieux, les enjeux finissaient toujours par être plus grands qu'une histoire de voiture en panne. C'était fou à quel point les tensions entre chaque espèce étaient fortes. Les humains avaient le droit de fréquenter tout le monde sans exception, ils étaient un peu l'espèce passe partout, alors que les autres races entretenaient entre eux une inimitié parfois exagérée. Il existait autrefois une règle tacite qui disait que les loups devaient rester avec les loups, les vampires avec les vampires, et les sorciers avec les sorciers. Les affaires des uns ne concernaient en aucun cas les autres... surtout qu'il s'agissait la plupart du temps de couler les autres et de prouver une sorte de domination de l'espèce. Il avait fallu du temps pour que les mentalités changent, pour que les races se mélangent un peu plus. BlackMoon ne serait jamais né autrement. De toute façon, je n'étais pas très objective dans cette histoire... sorcière de sang, mais vampire dans l'âme, j'avais fréquenté ces deux races en négligeant plutôt la troisième espèce... Si on m'avait dit un jour que j'aurais l'aventure la plus intense de ma vie avec un loup, j'aurais ri au nez de cette personne avant de tourner aussitôt les talons. Et pourtant il était là, au dessus de moi et bien vivant.

Agréablement enfermée dans le cocon qu'il formait avec son corps, mes mains se posèrent sur son torse avant de parcourir toutes les parcelles possibles. Prise de frénésie, encore à semi plongée dans le cauchemar j'avais du mal à comprendre ce qu'il faisait et ce qu'il disait. Il me demandait de me calmer, et finalement submergée par l'intensité de son bleu regard, je retrouvais un rythme respiratoire plus ou moins normal. Mon rythme cardiaque cessa toute hérésie pour finalement battre à une cadence acceptable. Peu à peu, je retrouvais de l'emprise sur la réalité, ou alors c'était elle qui retrouvait emprise sur moi. Finalement en totale possession de mes moyens, je finis par comprendre qu'il n'avait rien, ou du moins pas encore. Je sentais que les tremblements de mon corps se calmaient pour laisser place à de la sérénité... Un calme entier et preneur qui découlait de la douceur du loup. Mes muscles se détendirent, et la douleur se dissipa plus rapidement que lors de mon précédent réveil. J'étais apaisée, comme plongée sous l'eau, sans avoir à subir les nuisances du monde extérieur. Encore une réaction incompréhensible de mon corps en présence du sien... Je fermai les yeux quand ses lèvres s'emparèrent des miennes et goûtai avec délice à cette beauté éphémère. Tout ce qui était beau finissait toujours par se faner et par mourir. Lui avait le loisir de mourir avant de faner, un bon point. Toujours transcendée par l'intensité du moment, j'hochai à peine la tête quand il me demanda si j'étais finalement calmée. J'aurais voulu répondre qu'il n'y avait pas plus apaisée que moi à cet instant, mais ma gorge était sèche, et les mots ne voulaient pas sortir, préférant continuer leur danse dans ma tête, embrouillés avec mes pensées. Mes mains se posèrent avec douceur sur ses bras qui m'entouraient. Ses paroles étaient réconfortantes, m'enveloppant de la chaleur de ses paroles.

Le moment était unique. Cette intimité si naturelle entre nous deux s'était installé si facilement que c'en était déconcertant. D'autres avaient dû attendre des mois pour avoir ne serait-ce qu'un mot gentil de ma part, et encore rien n'était sincère. Lui en une nuit avait réussi à conquérir tout le capital émotionnel dont j'étais encore capable et commençait sérieusement à creuser dans celui que j'avais enfoui. Je ne m'étais pas sentie aussi humaine depuis la mort de ma mère. Mais la fierté finirait par reprendre ses droits... Cette nuit n'était qu'une trêve. Cette nuit était un échantillon de toutes celles que nous n'aurions jamais, une entrevue d'une vie à laquelle il fallait renoncer. "Tout va bien" murmurai-je avec un pauvre sourire. Calme certes, mais quand fatiguée. Ce qui rendait cette scène si particulière, c'était la tendresse qui s'en échappait. Et pourtant la tendresse était une notion que je n'utilisais plus depuis un moment déjà... Pour moi la tendresse n'était plus qu'un souvenir des moments passés avec ma mère. Je posai une main sur sa joue et murmurai finalement dans le même élan. "Merci... Merci d'avoir tourné dos à la solitude le temps d'une nuit pour offrir à une femme qui faisait tout pour que tu la détestes un moment unique. Et ne m'interromps pas...Profite plutôt du moment de faiblesse de la sorcière aigrie avant l'âge parce qu'elle ne dira pas de paroles douces souvent..." Je marquai une pause pour respirer, pour organiser mes paroles et en même temps mes émotions. "Tu n'es pas l'homme que tu prétends être et ton loup le sait pour toi. Tu es capable de faire le bien comme le mal et il n'y a pas de mal à ça... Ce que tu as fait de bien te paraît dérisoire peut-être par rapport à ce que tu as fait de mal, mais ça ne veut pas dire que tu en ressors plus mauvais que bon. Je me rappellerai du bon, pour que quelqu'un raconte au moins du bien de toi." J'eus un sourire qu'on eût pu qualifier d'espiègle s'il n'avait pas disparu aussitôt pour ne pas solliciter davantage les muscles endoloris. "Tes choix ont défini ta vie, mais ils n'ont pas défini qui tu étais. Ce sont les engagements à ces choix qui font ce que tu es. Alors essaye quelque chose pour moi... Retrouve-toi, réconcilie-toi avec ta nature, avec tes choix, avec ton loup... Comme ça vous partirez tous les deux comme vous êtes arrivés : unis."

Ce discours m'avait davantage fatigué, d'autant plus qu'il avait réveillé en moi des capacités de compassion et de gentillesse que j'avais oublié avoir pu posséder un jour. Un retour d'humanité qui faisait conflit avec le vide de ma conscience. Je savais d'avance que le bon côté ne remporterait pas cet accrochage intérieur, mes démons étant trop présent pour pouvoir céder la place.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Dim 22 Sep - 10:37


Il y a encore quarante-huit heures, ils étaient de parfaits inconnus ; vingt-quatre heures plus tard, ils se détestaient corps et âme. Heure zéro, ils étaient là, à moitié nu à la belle étoile après un ébat plu que torride dans un endroit insolite qu'est le toit d'une voiture, un sommeil, un réconfort... Les événements c'étaient enchainés beaucoup trop vite et tout deux avaient le coeur tellement fermé qu'ils n'avaient pas compris qu'ils venaient de vivre un véritable coup de foudre et cela bien avant le toit de la voiture, cela avait commencé à la démonstration de force de l'un et l'autre. Foudroyé en plein coeur, ils étaient blessés et pourtant ça ne faisait pas tant mal que ça. Seulement, ils étaient comme deux aveugles et la situation aurait pu être bien plus intense s'ils y mettaient un peu de leur amour partagé. Il se surprenait à essayer de l'apaiser par un baiser des plus brulants, c'était là une claire manifestation de son envie d'elle. Elle le rendait gourmand et tout simplement affamé de sa chair... Il aimait qu'elle pose ses mains sur lui et il la fixait avec intensité, elle semblait bien plus calme, elle était sortis de sa torpeur. Pour une fois, il avait fait quelque chose de bien. Mais il n'aurait rien eu à faire si ce n'était pas lui qui lui causait de telle douleurs dans ses rêves... Elle disait que tout allait bien, elle semblait vouloir parler alors il ne disait rien, elle devait reprendre ses esprits. Elle avait posé sa main sur sa joue et formulait des mots d'une tendresse insoupçonnée chez cette femme. Un « moment de faiblesse », il ne pouvait s'empêcher de sourire en coin, elle était une véritable tête de mule et il adorait cela. Elle l'avait remercié pour la nuit, il était assez étonné d'être remercié par cette fille pour du sexe, mais est-ce qu'elle parlait que de cela ? Il ne savait pas, il ne disait rien ; la fixant sans témoigner grande émotion, il ne voulait pas l'influencer, c'était étrange, mais il avait envie d'entendre ce qu'elle avait à lui dire. La suite de ses propos concernait le manque d'harmonie entre lui et son loup. Il l'observait en l'écoutant malgré la douleur des paroles.

Elle se souviendrait de lui comme quelqu'un de bien, il ne savait pas pourquoi, mais la sensation qui le parcourrait lui avait presque donné froid... Il avait tellement de mal à se convaincre, à se dire qu'il n'était pas le monstre que tout le monde pointait du doigt. Sa demande fut tellement étrange, il se sentait douloureux pourtant il n'avait reçu aucun coup... Lentement il tendait le bras pour attraper une bouteille d'eau à moitié entamée de la veille et la porter doucement aux lèvres de la jeune femme qui avait redressé la tête à la vue de ce don qui semblait lui faire tellement envie... Il reposait lentement la bouteille au sol, il était toujours au dessus d'elle à dominer son corps ; il caressait lentement sa taille de ses mains chaudes et répondait enfin « Je ferais de mon mieux... » Pourquoi est-ce qu'il acceptait ? Il ne savait pas, ça l'occuperait d'ici la fin... « On fera de notre mieux... On leur donnera ce combat qu'ils attendent tellement... » Il continuait ses caresses brulants sur la taille de la jeune femme, doucement avant qu'elle ne puisse répondre ; il venait effleurer les lèvres de la jeune femmes des siennes avant de les capturer avec envie, laissant ce baiser durer encore et encore... Puis il reculait doucement, mais pas trop car ses lèvres venaient dévorer la peau de sa joue puis de son cou, ses mains remontaient dangereusement vers sa poitrine des plus généreuses.... Mordillant doucement le lobe de son oreille, il venait lui souffler « Tu sais... Je le sens... » Il avait prit l'une de ses mains pour la poser sur la peau nue de son torse avant de continuer ses explications « Il est là... Et quand je sens ton parfum, quand je touche ta peau, quand je goute tes lèvres... Je le sens... Il le veut lui aussi... C'est quand je suis en colère que j'ai peur Dasha... Et il ne supporte pas la peur, j'aurais moins peur si je lui faisais confiance. Mais je n'y arrive pas... J'ai toujours peur de ce que nous allons faire sous le poids de la colère. Et le problème est là Dasha. Je suis toujours en colère... » Des confessions difficiles, mais elle devait avoir ressenti sa colère, une rage immense qui le devorait jour âpres jour. En colère contre le monde, contre les autres et surtout contre lui-même. Il s'était laissé submerger par ses émotions... « Et quand la lune met son grain de sel, je suis ce monstre qui terrifie. Je suis le monstre. Finalement, est-ce que ce n'est pas une part de moi-même ? Je n'ai plus de conscience dans ses moments là, juste une bête... » Il se redressait doucement pour plonger son regard dans celui de la jeune femme, il la fixait quelques instants avant de souffler « Personne ne te vois comme moi je le peux... » Il lui adressait un sourire tendre en lui caressant la joue en relâchant la main de la jeune femme qu'il avait maintenu contre son coeur. Il avait envie d'elle à nouveau, c'était idiot elle avait l'air tellement épuisée... Mais elle était là, rien que pour lui n'est-ce pas ? Il pouvait bien être égoïste ?
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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Mer 25 Sep - 16:24

    Au milieu de ses caresses et de ses baisers, il accepta ma requête. Il se montrait incroyablement attentionné, jusqu'à me donner à boire. Je fis taire ma fierté pour profiter de ce cocon humain jusqu'au bout. Après tout, cette nuit était peut-être la seule que nous partagerions aussi intimement... Et comme sa présence m'était plus que bénéfique, il valait bien mieux que je me laisse aller... Mon orgueil, j'avais tout le temps de l'exhiber plus tard. Sur son visage, qui maintenant trahissait toutes les émotions possibles, je crus lire encore le sentiment de culpabilité. Il pensait sûrement encore être l'unique responsable des malheurs de tous, alors que pour une fois il n'avait rien à me reprocher. C'était mon karma qui me mettait à l'épreuve pour ce que j'avais fait de mal dans ma vie... et la liste était longue. Mais au moins, ça le gardait près de moi pour l'instant. Aussi égoïste que cela puisse paraître, j'avais envie qu'il se batte pour qu'il reste avec moi aussi longtemps que possible. Un besoin de ses caresses et de son corps s'était insidieusement crée en moi, et si je n'avais pas ma dose de lui à temps, j'en mourrais probablement. En une nuit il avait fait de moi une putain de droguée en manque, et je préférais me convaincre que ce n'était qu'à propos de sexe, et en aucun cas en rapport à d'éventuels sentiments reniés depuis un moment. Et peut-être qu'au final, il allait changer d'avis... s'il arrivait à se réconcilier avec son loup, l'envie de vivre lui reviendrait peut-être ! J'en avais bon espoir malgré moi. Comme je me détestais à ce moment, une belle idiote désœuvrée, incapable de refuser quoique ce soit à un homme que j'étais supposée détester. Et pl-èus il multipliait les caresses, plus j'en avais besoin, comme si me donner ce que je désirais ne faisait en fait qu'augmenter le vice.

    Il recommença d'ailleurs à jouer avec mes envies. Je sentais bien que la tendresse s'éteignait au profit du désir. Son toucher se faisait plus précis, plus sensuel... Et je ne pouvais pas lui dire non, parce que malgré la fatigue tenace, je voulais encore m'envoyer en l'air avec lui. Peut-être que c'était ce contre la montre oppressant qui déréglait tant nos réactions. Peut-être que l'idée de la fin ne faisait qu'attiser le feu entre nous, et accélérait toutes les étapes de notre relation. Se laisser prendre une nuit, y penser quelques jours ensuite, recommencer, encore et encore, aimer un peu, beaucoup, passionnément, jusqu'à s'en déchirer le coeur, puis la lassitude, les disputes, l'ennui, la haine et enfin l'indifférence. Et si notre histoire ne durerait que quelques semaines, au moins serait-elle la plus intense jamais connue. Je riais intérieurement de mon ridicule, de ces pensées naïves qui réanimait un coeur mort depuis huit ans déjà. Dans un souffle, il continua sur la voie de la confession. Sa voix sonnait tellement bien à mon oreille, alors qu'il parlait de moi, de lui, de son loup et encore une fois de ses angoisses. Je n'avais qu'une envie, faire taire ses peurs pour qu'il arrête de s'emprisonner, mais il était dans une telle quête du genre humain, que lui enlever l'angoisse le réduirait au néant vampirique... A mon néant vampirique. Il fallait qu'il se libère autrement, mais je n'avais aucune idée de ce qui le retenait à la souffrance... Il était enchaîné à son malheur tel Prométhée à son rocher, et tous les jours l'aigle de la conscience venait lui manger la foi. Il était victime d'une injustice qu'il avait lui-même défini, se punissait de crimes qu'il n'avait sûrement pour la plupart pas perpétré et s'enlisait dans ce cercle vicieux. Je voulais l'aider, mais il le refusait, alors j'allais suivre ses dernières volontés, comme je le lui avais promis... Et ce soir là, je pouvais garantir que j'allais y participer. Je voulais l'accompagner dans ses derniers souffles, parce que j'avais quand même dans cette histoire une part de responsabilité. Et peut-être que de rage, je mettrais fin à la vie de celui qui prendrait celle de Cloud.

    Et alors que nous laissions un silence s'écouler, le temps que chacun digère les mots, il ajouta quelque chose qui me troubla aussitôt. Personne ne te voit comme moi je le peur. Le souffle coupé, je ne savais pas quoi répondre, alors qu'en temps normal j'étais toujours celle qui avait le dernier mot. Désarmée encore une fois, j'essayais de trouver à la volée un sens à cette phrase mais seul ses yeux arrivaient à capter mon attention. Mise à nue par ce bleu azur, je ne lui avais pas seulement donné mon corps, je lui avais aussi ouvert les portes pour mon âme. Mise à nue, parce qu'il avait réussi l'exploit de m'impressionner et de me maîtriser en un tour de main. Mise à nue, parce que face à lui je perdais le contrôle de moi-même, mon corps préférait s'émanciper de mon esprit pour se jeter dans la gueule du loup. Mise à nue encore, parce qu'il ravivait en moi des élans d'émotions humaines que j'exécrais. Mise à nue enfin, parce que les pierres les plus dures peuvent se fissurer... Je fermai les yeux et tentai de reprendre mes esprits. Mais es mots résonnaient encore en moi, s'insinuaient partout, provoquant frissons, joie, colère, mépris, affection et tant d'autres sensations indescriptibles. Pas besoin de formuler l'ineffable , dans notre cas, nous pouvions lire au plus profond de l'autre. Étrange interdépendance qui nous émerveillerait le temps d'une nuit avant de ne laisser qu'amertume. "Shhh... Nous sommes nos seuls ennemis. Tout ce que tu penses ne pas pouvoir faire, c'est toi qui t'en empêches. Laisse ta colère s'échapper de temps en temps, la garder c'est te condamner. Je serai pas loin, je t'empêcherai de faire quoique ce soit que tu puisses regretter. Je t'aiderai à partir tranquille." Et ensuite je tuerai le fils de pute qui t'enlèveras. Ma main cherchait son visage, mes doigts caressaient ses traits, contournant les lèvres, effleurant la joue, cherchant jusqu'au bout le contact. J'avais toujours du mal à me défaire de l'emprise de ses yeux, ou alors peut-être que je ne voulais pas. Et pour changer un peu la voie grave qu'avait pris notre conversation, je demandai de ma voix la plus posée et la plus pénétrante. "Et que vois-tu Cloud ?" J'étais toujours curieuse de savoir ce qu'il voulait dire dans cette phrase, et en même temps je sentais encore une fièvre monter en moi, tendre ivresse qui l'appelait encore à moi et en moi.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Ven 27 Sep - 7:41


Il pensait bien qu'il finirait par se perdre à continuer de contempler sa beauté de la sorte, elle attirait aussi bien l'homme que le loup bien que les deux furent plus que méfiant à leur rencontre, probablement faudrait-il être suicidaire et inconscient pour faire confiance à une sorcière au premier abord. Elle lui disait de se taire, elle ne voulait pas qu'il se fasse du mal, pourtant c'était vraisemblablement plus fort de lui, comme s'il n'arrivait à se permettre d'être heureux à présent. C'était justifié ceci dit, elle ne savait rien de son histoire et il préférait garder cela pour lui, même si dans le fond l'idée que quelqu'un puisse la raconter un jour après sa mort était une idée alléchante, mais pour l'instant il ne pensait pas vraiment à l'héritage qu'il laisserait à ce monde. Il pourrait très bien écrire un livre, mais qu'est ce que ça changerait ? Certaines vies devaient bien sombrer dans l'oublie, quand cette fille sera vieille et mourra à son tour, il n'y aura plus personne pour penser à lui. Partir tranquille... C'était étrange de se dire qu'elle l'accompagnerait dans la mort, il se surprenait même à espérer tirer son dernier souffle dans ses beaux yeux... Il la fixait alors qu'il sentait ses caresses, il dessinait un léger sourire sur ses lèvres lorsqu'elle l'interrogeait et elle venait dessiner son sourire du bout du doigt, lentement il s'approchait pour l'embrasser à pleine bouche, jouant avec bien du plaisir avec sa langue absolument délicieuse... Doucement il se détachait d'elle pour lui répondre en caressant d'une main brulante sa joue et son cou « Je vois que tu es une fille difficile, mais avant tu n'étais pas comme ça... Différente... Heureuse... Puis tellement triste... Ta force t'as permis de te reconstruire, mais derrière cette carapace tu es toujours triste et seule... Quand tu me regardes, j'ai l'impression que tout ça ressort... Tu veux m'aider, tu penses que c'n'est pas naturel chez toi. Mais ça l'est, c'est caché... Tu as peur ; peur des émotions. Pourtant tu es souvent en colère, c'est l'émotion la plus primitive de l'être humain. Tu es humaine, tu es vivante Dasha. » Est-ce qu'il avait juste ? Il n'avait jamais dis qu'il voyait ce qu'elle était vraiment au fond d'elle, il lui avait dit qu'il la voyait d'une façon totalement différente du reste du monde, c'était ainsi qu'il la voyait. Vivante. Etait-ce parce qu'il avait su briser sa carapace ? Il ne savait pas, est-ce qu'elle en avait mal ? Non, elle avait juste peur... Peur de ressentir, peur d'être à nouveau blessé par la déception de ce monde...

Il caressait doucement sa bouche avec son pouce avant de la rejoindre de ses lèvres pour un baiser tendre, il laissait sa seconde main souligner les courbes de la jeune femme. Déposant son regard sur elle, il ajoutait dans un murmure « Quand je partirai, au fond de mes yeux restera gravé cette femme que je vois... » Ses lèvres partaient à la conquête du cou de la jeune femme, il se sentait fièvreux et son corps la désirait à nouveau, malgré la fatigue de cette fille, il la voulait à nouveau, il la vouait encore comme si elle avait eu un gout de trop peu malgré les minutes plus qu'intense d'extase qu'ils avaient pu partager. Il voulait à nouveau se sentir libre et vivant, il voulait que sa vie déteigne sur lui, qu'ils apprennent à respirer... Là, sous les étoiles. Ils étaient si bien. « Soit mienne encore une fois... » Finissait-il par lui souffler à l'oreille, bien sur qu'il savait qu'elle était déjà tout à lui et qu'il pouvait en faire ce qu'il voulait, mais il voulait qu'elle se sente désiré, il voulait qu'elle se sente être une vraie femme dans ses bras, sous son corps endiablé par sa présence... Est-ce qu'il finirait par anéantir sa carapace ? Il ne savait pas, il ne pensait pas que c'était son rôle dans cette histoire ; pourtant si. Il laissait ses mains palper son corps avec envie, respirant son parfum qu'il n'oublierait jamais... Son corps tout entier la réclamait et la manifestation un étage plus bas emprisonné dans un jeans pouvait tout simplement témoigner de ce désir qui le consumait...

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Sam 5 Oct - 3:42


    Ses mots étaient pénétrants, pleine d'une vérité oubliée. Il n'avait tort que sur une chose... je n'avais pas peur. La peur, j'avais oublié ce que c'était, comme tout le reste. J'avais oublié ce que c'était d'être douce, attentionnée, heureuse... J'avais tout oublié, jusqu'à mon instinct de survie. Jouer avec la mort, la provoquer avait été mon seul remède, mon seul booster. Quelques minutes d'égarement, qui faisaient écho à plusieurs années d'errance. Une éternité s'était écoulée depuis, mais la douleur était fraîche. C'est tout ce qu'il me reste la douleur, et la colère. Le reste, c'est un abysse d'ironie et d'indifférence.
    Fut un temps, j'étais humaine, vivante comme il le disait si bien. Une vraie tornade, pleine d'entrain toujours, contente de vivre. Et puis elle m'a quittée. Elle. Celle pour qui j'aurais pu tout oublier, tout consacrer. Plus qu'une mère, elle était une amie. Fanatique de l'amour inconditionnel, elle donnait tout sans rien exiger en retour, n'était heureuse que quand je l'étais. Elle était tout ce que j'avais de plus précieux au monde, et me l'enlever fut tout simplement la fin. J'étais morte en même temps qu'elle, inconsolable, impossible à réanimer. Foutus Russes ! Avait alors suivi la décadence... Lourde période d'ignorance de soi, où s'étaient succédé grosses soirées pleines de drogues et d'alcool... Où mon corps n'était plus qu'un défouloir sans la moindre trace d'esprit. J'en avais connu alors des hommes, des bouteilles et des rails de coke, dilapidant mon héritage pour du champagne français et de la liqueur allemande. Ma vie à ce moment là se traduisait par des flashs incompréhensibles entre deux gueules de bois. Vingt ans, riche à en perdre la tête et complètement vidée de toute émotion. Et puis enfin, après deux ans de cette dure cadence qui avait failli me coûter la vie, il m'avait retrouvé. Ce vieux vampire à l'origine de tout. Forcée à la désintox, j'avais dû réapprendre à vivre normalement, mais avec pour seuls modèles des vampires mafieux, j'avais vite fait d'oublier les sentiments. Et puis ma vengeance... quand un à un j'avais débusqué ces Russes et que je leur avais fait vivre l'enfer. C'est un peu comme ça que je suis née, dans le sang frais de la vengeance, dans l'accomplissement du devoir familial.
    Lui ne voyait pas ce que j'étais devenue, mais celle qui avait existé tant d'années auparavant. Et il allait finir par la faire renaître, dans un ballet schizophrène où l'ancienne et la nouvelle Dasha allaient devoir composer pour s'entendre. Mais ça ne durerait pas non... Sa vie était comptée, et le peu qu'il m'avait redonné était compté aussi. J'allais mourir une deuxième fois, une énième fois en fait, compte tenu de tous les rêves que je faisais. Je murmurai alors... "Je n'ai pas peur. Je n'ai plus peur depuis longtemps. J'ai juste oublié comment on fait. J'ai oublié ce que c'était d'être vivante."

    Il me ranima d'un baiser. Redonnait goût à mon coeur de battre un peu, ce que cette scène était niaise. On recommençait notre jeu enflammé, manifestation impudique de tout ce qu'on n'incarnait plus. De martyre à tyran, et vice versa, on se comprenait d'un regard, communiquions avec le même langage désabusé. Quand ses lèvres épousaient mon cou, tout semblait parfaitement à sa place et pourtant, nous étions encore quasiment des inconnus. Malgré la fatigue, mon corps semblait reparti pour un tour, ne pouvant résister à l'appel du loup. Sa voix chatouilla mon oreille, me promettant de ne pas oublier l'image de cette fille qu'il voyait. Je voyais son avenir, lui lisait dans mon passé. Quelle fine équipe. Et dans un souffle, il me demanda si ce n'est m'ordonna de lui appartenir à nouveau. Encore une fois, je préférai laisser le silence accepter à ma place. Je laissai le temps à ses caresses de me préparer pour lui, tandis que lui était déjà dans l'attente de m'explorer. Sûrement conscient de mon état physique peu glorieux, il y mettait moins de fougue et plus d'attention incorporant presque cette tendresse plus tôt retrouvée. La chaleur recommençait à grimper à des températures affolantes pour le corps humain, mais je m'en fichais ouvertement, perdue quelque part entre ses yeux et ses lèvres. Cette fois, il prit le temps de défaire un à un les boutons de la chemise et dévorait au fur et à mesure les parties découvertes. Et finalement nous repartîmes pour une autre fantastique épopée, cette fois moins brutale et saisissante que la première, mais pas moins intense.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   Mar 8 Oct - 19:23


Elle disait qu'elle n'avait pas peur, il souriait faiblement. Elle ne s'en rendait tout simplement pas compte parce que justement elle ne l'avait pas ressenti depuis longtemps, parce qu'elle avait « oublié comment l'on fait », elle avait peur d'être vivante, peur de cette situation dont elle n'était pas le maitre cette fois ci, c'était jamais facile d'accepter le changement. Il ne répondait cependant pas, il voulait la faire vivre à travers un baiser et s'il ne pouvait pas vivre plus longtemps, il voulait qu'elle prenne conscience qu'elle le pouvait, qu'elle était libre de l'être. Il n'était pas un exemple à suivre ; bien au contraire. Son parcours était tellement chaotique, pourtant il se souvenait de ce que c'était d'être heureux et amoureux. Bien sur qu'il n'était pas amoureux de cette sorcière, quelle idée... N'est-ce pas ? C'était trop tard de toute façon. Il ne voulait plus vraiment se battre, il avait perdu la foi depuis bien longtemps. Pourtant, ce fut une chose tellement agréable que de se sentir ainsi en vie dans ses bras, de se sentir si fort et important... Oui, il s'était sentit un homme et non pas une bête. Il n'y avait rien de plus humain que le plaisir. Le plaisir était la base de l'humanité, il était cet objectif que nous voulions tous obtenir. Le plaisir en mangeant, en se désaltérant, en se reposant, en aimant...

Il l'embrassait avec envie, il la voulait à nouveau, c'était tout ce qui comptait. Et cela malgré la fatigue de la jeune femme, il n'était pas cruel... Mais il était vrai qu'il ne savait pas vraiment contenir ses envies de ce coté là. Il se laissait attirer par les odeurs de sa peau, la vue de son corps, le bruit de son souffle, la douceur de ses lèvres... Il se fit tendre, comme s'il ne voulait pas la brusquer sans se sentir pour autant capable de renoncer à elle. Attentif et fiévreux, il savait qu'il jouait avec les limites, elle n'était probablement pas en en état pour vivre cela, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Retrouvant son corps avec bien du plaisir après avoir donné à cette fille une douceur féline et dangereuse, il ne savait pas pourquoi est-ce qu'il se conduisait ainsi tout le temps... Parfois, il ne pouvait tout simplement pas lutter, il se laissait aller à cette débauche que l'on pouvait parfois qualifier de déplacé, de mal venue. Cloud ne se posait pas toutes ses questions, c'était l'instinct, la faim...

Un dernier frisson, il était là. Penché au dessus d'elle, elle était plus fébrile que jamais, peu de personnes avaient probablement pu la voir dans un état aussi piteux... Pourtant, il voyait dans son regard qu'elle avait aimé cela, qu'elle s'était sentie bien dans ses bras et il s'était sentit particulièrement comblé auprès d'elle dans ce plaisir partagé et si elle semblait avoir oublié sa fatigue dans ses moments, le retour à la réalité fut assez brusque, il fallait quitter les nuages pour revenir sur cette terre. La fixant de ses yeux azurés alors qu'elle reprenait son souffle, il l'a regardait avec douceur ; elle était tellement belle dans tous ses états. Le beau brun se penchait doucement un peu plus pour venir l'embrasser tendrement. Il attrapait la chemise toujours sur le dos de la jeune femme bien que grande ouverte parce qu'il aimait apprécier le corps de sa partenaire. Il venait la fermer lentement avant de la couvrir et de se coucher à ses cotés en la prenant dans ses bras où elle trouverait la chaleur espérée. « La mémoire te revient-elle ? » Interrogeait-il taquin en l'embrassant sur la joue. Il l'observait s'endormir avant de fermer les yeux à son tour.

Quand elle ouvrait les yeux, elle était seule enroulée dans sa couverture. Les premiers rayons du soleil éclairaient la ville de Vancouver. Il était là, sur le bord du toit, les pieds dans le vide. Il avait la tête dans les nuages ; il était particulièrement pensif. Et si vraiment il donnait un peu de sens à sa vie avant de mourir ? Non... Il songeait qu’il n’y avait rien qui puisse avoir de sens. Son Regard azuré ce perdait quand il sentait sa présence, elle ne faisait pas le moindre bruit. Du moins c’était ce qu’elle pensait... Il ne disait rien cependant, il se perdait bien trop. La mort lui donnait en fait une certaine notion de liberté, mais il se retrouvait face au néant parce qu’il ne savait qu’en faire...

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