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 I don't know who you think I am || Cloud [Hot]

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● Citation : Si on mélange la purée et la sauce, après on ne peut plus les séparés, c’est pour toujours. La fumée sort de la cigarette de papa, mais elle ne retourne jamais dedans. On ne peut pas revenir en arrière. C’est pour ça que c’est dur de choisir. Il faut faire le bon choix. Tant qu’on ne choisit pas, tout reste possible.
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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyMar 13 Aoû - 11:42






Elle s'éloignait vers sa voiture comme neuve, l'homme ne disait rien. Il n'allait pas la retenir de toute façon ; pourquoi faire ? Ils s'étaient tout dis. Il écoutait à peine les derniers grognements de la jeune femme. Une invitation ? Amusante. Probablement que son cadavre serait juste effacé. Il s'en fichait. Il ne croyait en rien, il ne pensait pas qu'en mourant il retournerait auprès de celle qu'il ne cessait d'aimer malgré toutes ses années, un amour qui le tuait, mais il l'aimait parce que personne n'avait jamais su prendre sa place et qu'il avait besoin d'aimer quelqu'un. D'avoir un nom sur les lèvres pour se dire qu'il n'était pas aussi seul qu'il le croyait. Il se contentait de lever les yeux au ciel, qu'elle s'en aille le corbeau avec ses mauvaises nouvelles à se foutre en l'air pour de bon. Elle voulait avoir le dernier mot, il le lui laisserait puisque cela lui faisait tellement plaisir ; cependant il n'en penserait pas moins. C'est alors qu'elle se redressait pour lui faire face, alors qu'il s'attendait à ce qu'elle lui lance une dernière pique pour la route ; les mots qui sortaient de son adorable bouche furent autres. La fixant de son regard azuré, il restait immobile durant ce discourt quelque peu troublant bien qu'il ne montrait pas grand-chose de ses émotions. Il n'était pas un homme réservé, juste blessé de sa vie, juste épuisé de se batte sans raison. Changer d'avis ? Ce serait trop tard pour se battre. Qu'est-ce qui pourrait faire que dans un mois il ait cette volonté de vivre ? Pour qui ? Pour quoi ? Fixant la jeune femme, il était à des années lumières de savoir que la réponse était devant ses yeux tristes. C'était tellement étrange, il avait cette sensation de vide en lui, il avait beau cherché, il n'avait aucune raison de se battre pour cette vie là ou il n'avait jamais guérit de son chagrin d'amour... Et l'idée qu'elle le sache le rendait malade.

Soupirant faiblement, il ouvrait les bras pour désigner son garage « Vas 'y... Regarde autour de toi et dis-moi ce qui te fait rêver. Dis-moi un peu la seule chose dans cet endroit qui te fasse rêver. » Se fixant l'un et l'autre, dire que l'histoire se commençait ainsi. Comme deux aveugles. Il laissait ses bras retomber le long de son corps, non. Il n'y avait rien en ce monde qui puisse lui donner la foi de vivre. Quelle motivation ? Quelle envie ? Pour faire quoi de plus ou de moins ? Puisqu'il était un monstre, puisqu'il devait mourir lui aussi. Peut-être l'aurait-il du depuis longtemps, alors qu'à une certaine époque le loup avait été prés à abandonner par le chagrin de la perte de sa femelle, c'était lui qui s'était battu parce qu'il avait eu ce tempérament de feu, parce qu'ils 'était dit qu'elle ne voudrait pas cela. Mais finalement, il s'était rendu compte qu'elle ne voudrait pas qu'il soit juste malheureux. Alors brutalement il lui lâchait agressif des mots qui lui étaient d'une douleur indescriptible « La vérité est que je me sens monstrueux et que j'ai arrêté de croire au bonheur, mais la solitude m'aide à me sentir mieux. » . alors pour faire disparaitre la tristesse de son regard la couleur azuré de ceux-ci viraient à l'ambre. Non, il ne faisait pas encore confiance en cette fille ; le loup en lui ne voulait pas faire de pas vers elle. Intrigué, craintif de ses pouvoirs qui l'avaient dompté. Il ne voulait pas que Cloud lui cède la confession de son mal être, mais elle l'avait senti. Ce vide en lui, pourtant chaque fois il évoluerait et les émotions de Cloud le jour fatidique changerait en allant, il avait plongé cette fille dans sa torpeur. Mais il ignorait comment et si sa mort la libérerait pourquoi voulait-elle le faire vivre ? C'était à n'y rien comprendre. Comment le pourrait-il ? Puisqu'il ne se comprenait déjà pas lui-même, en conflit permanant avec l'image du monstre qu'avait été son père, l'image qu'il avait voulu de son fils. Dire qu'il avait tout fait pour l'être, dire qu'il avait suivi les entrainements à longueur de journée, alimentant les ambitions d'un père devenu fou. Il était responsable de son malheur, cela ne pouvait être autrement.

Alors Cloud sous l'influence du puissant animal se refermait comme une huitre et doucement son regard reprenait la douce couleur du ciel. Il jouait au yoyo, c'était un jeu dangereux ce qui prouvait qu'il ne maitrisait absolument pas son autre. Pourtant, il fut une époque où ils n'avaient formé qu'un, mais l'un et l'autre avaient été blessés et jetaient la faute sur l'autre. Cloud se prétendait plus heureux s'il avait été humain, le loup pensait de même s'il pouvait rester à jamais sous sa forme bestiale. Un conflit de taille qui avait grandi avec le temps jusqu'à emprisonner homme et bête vers un destin malheureux. « Je suis désolé de t'infliger cela, crois moi. » Finissait-il avec sincérité, personne ne méritait de partager son calvaire. Alors il détournait pour la première fois le regard pour regarder par la fenêtre le soleil qui se couchait lentement, un spectacle qu'il avait toujours apprécié admiré parce que le soleil était seul et n'en souffrait pas. Il avait choisi cette vie pathétique, il s'en serait passé évidement, mais sans elle il n'avait vu l'intérêt de sa vie car personne ne serait jamais elle et le bonheur ne sera jamais plus... Les images avaient marqué son esprit au fer rouge, le laissant dans les souffrances d'une vie qui n'était qu'un mensonge où il faudrait toujours fuir ou se battre. Aux échecs on appelle ça le zugzwang quand le seul coup valable pour s'en sortir, serait de ne pas jouer...

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● Citation : "On ne connait que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !" Antoine de Saint-Exupéry
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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyMar 13 Aoû - 15:36


    Sa lassitude et sa tristesse étaient infinies. Quiconque s'y aventurerait se perdrait. Allais-je survivre moi dans son malheur ? Peut-être que durant les prochaines nuits, je m'y perdrais moi-même, y abandonnant mon âme et mon esprit. Était-il possible de mourir de ces cauchemars ? Je ne voulais pas le savoir, je ne voulais pas revivre une nuit de plus dans le corps de cet homme, à souffrir inutilement à partager une douleur que je n'avais nullement envie de connaître. Si je voulais errer dans le néant de quelqu'un, autant rouvrir mes anciennes plaies et me baigner dedans. Mais mon errance avait été différente de la sienne. Je me détruisais le corps, lui se torturait l'esprit. Comment vivre aussi longtemps avec tant de haine et de peine ? Peut-être que je m'étais trompée, peut-être que dans le cauchemar il était soulagé... mais ça ne ressemblait pas à du soulagement. Non, je l'avais bien senti, cette volonté farouche de s'évader, de s'envoler, de vivre longtemps. Pour quoi ? Je ne savais pas, ça faisait partie des détails flous, mais plus tard j'allais l'apprendre. Peut-être serait-il alors disposé à m'écouter... Et si je découvrais une raison valable, peut-être allait-il se battre au final... Et... Pourquoi je ne m'en foutais pas ? Pourquoi est-ce que j'étais encore là à essayer de lui faire entendre raison ? C'était à n'y rien comprendre. Je le connaissais à peine et voilà que je me cassais le cul à lui faire faire quelque chose dont il n'avait pas envie. Fous-lui la paix Dash, tu perdras moins de temps. Mais cette nuit... comment oublier cette intrusion dans son corps et dans son esprit ? Comment oublier un tel combat intérieur ? Tant de force marquée au fer blanc sur mon âme.

    Grand dieux, j'emmerdais ces putains de visions. Au moins, la première fois c'était pour sauver ma peau, pour échapper à un sort qui m'attendait. Là cette fois, ce n'était pas de moi qu'il s'agissait, mais d'un type que je venais à peine de rencontrer. Je ne connaissais même pas son nom que je rêvais déjà de sa mort. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qu'il fallait que je l'aide ? Plutôt mourir aussi. Et puis merde à la fin, j'allais quand même pas rêver de tous les gens que je rencontrais à peine ! J'en aurais jamais fini sinon... Il fallait absolument que je me renseigne auprès de ma grand-mère, peut-être y avait-il vraiment déjà eu des cas similaires... à moins que ça ne vienne de la famille de ma mère, auquel cas c'était perdu d'avance puisque je ne l'avais jamais connue. Ils avaient renié ma mère bien des années avant ma naissance.

    Je ne répondis rien quand il parla enfin. Je sentis la résignation dans le ton de sa voix. Selon lui, il n'y avait rien ici qui puisse lui donner envie de vivre. Et un coup d'oeil autour de moi me confirma la chose, il n'avait rien, si ce n'était lui-même. Peut-être que je devrais le laisser après tout. C'était son choix de vivre ainsi, et c'était son choix aussi de mourir. Je n'avais pas à y interférer, je n'avais rien à en redire, nous étions l'étranger l'un de l'autre, du moins aussi étranger qu'on puisse l'être même après avoir vécu dans le corps de l'autre. Sa décision lui appartenait et il l'avait prise... « La vérité est que je me sens monstrueux et que j'ai arrêté de croire au bonheur, mais la solitude m'aide à me sentir mieux. »  Ses mots étaient durs et sa détresse puissante. La solitude n'avait jamais aidé personne... La solitude avait failli me tué autrefois... je m'étais sevrée de la présence des autres. Mais lui peut-être était-ce mieux pour lui. Seul, il n'y avait aucune chance qu'il puisse blesse quelqu'un d'autre. Il ne pouvait heurter que lui. Je vis qu'il ne supportait pas ses propres mots, ou plutôt que le loup ne les supportait pas, puisque la couleur ambrée prit le dessus l'espace d'un instant. Il en avait peut-être trop dit selon lui, mais à ma manière je savais déjà tout ça. Je l'avais senti hier soir.

    Comme je ne savais décidément pas quoi lui répondre, je m'enterrai dans le silence. C'était mieux comme ça, quand les mots ne pouvaient pas guérir, le silence confortait. Il serait riche de mon silence alors, puisqu'on prétendait qu'il était d'or... Ce fut de nouveau lui qui rompit le silence, s'excusant pour cette nuit traumatisante et celles qui allaient suivre. J'haussai les épaules, indifférente. "J'apprécie tes excuses, mais tu n'as pas à être désolé. C'est pas toi qui m'a donné ces pouvoirs bizarres... Et puis c'est pas moi qui vais mourir au final. C'est moi qui suis désolée..." Je m'emmêlai dans mes paroles, ne sachant pour une fois pas quoi répondre. La situation était terriblement peu commune et étrange. "Ca craint d'être toi... enfin, de vivre avec tout ça je veux dire." Ah bah bravo Dash, quel tact ! T'en as d'autres des comme ça ? Tu préférerais pas l'achever d'un coup de hache tant que tu y étais ? "Enfin bref je vais pas te déranger plus longtemps. Peut-être qu'on se recroisera avant... ça. Et si j'sais pas... un soir la solitude est trop dure à porter bah... on peut s'arranger autour d'une bonne bouteille." Je me retournai aussitôt, fermai les yeux et me pinçai les lèvres. Putaiiin pourquoi je sortais toujours des bêtises monumentales quand j'étais dépassée ? Il allait encore plus croire que j'étais folle. Allez, ressaisis-toi, oublie tout ce qui a été dit. Et puis ce n'est pas comme si je lui disais adieu, j'allais le retrouver les nuits à venir.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyMar 13 Aoû - 20:55






Elle appréciait ses excuses, doucement il décrochait son regard du soleil couchant pour la regarder à nouveau, c'est alors qu'elle lui présentait des excuses. L'homme demeurait silencieux, ils avaient tellement l'air fin à s'excuser mutuellement. C'est alors qu'elle lui disait que sa situation craignait, il ne pouvait retenir un sourire sur ses lèvres. Elle lui lançait un dernier appel avant de se retourner, prête à partie. C'était à lui de choisir, la laisser disparaitre ou la retenir. Il avait les cartes en main, laquelle allait-il abattre ? Il devrait probablement la laisser s'éloigner. Elle reviendrait de toute façon, il en avait le sentiment, une sorte de sixième sens spécifique aux loups en général, une intuition... Elle reviendrait parce que cela la faisait souffrir, parce qu'elle n'était pas aussi égoïste qu'elle voulait le laisser supposer. Non ce n'était pas lui qui lui avait donné ce don, il serait mal placé de lui dire qu'il devait en faire une force, il était en conflit permanant avec ce qui était sa force. Oui sa situation craignait, c'était assez gênant à ses yeux d'avoir partagé cela avec une étrangère, elle était entrée dans son intimité et même si elle ne l'avait pas voulu, c'était quand même dérangeant. Il aurait tellement voulu qu'elle ne le voit pas, qu'elle continue à le détester plutôt que d'avoir une sorte de pitié, de lui lancer une invitation comme un cadeau qu'on envoie au condamné. Dans le fond, il n'avait pas vraiment envie de la laisser partir à présent, pas avec ce regard triste. Ce regard qui était le sien.

Alors qu’elle avançait vers sa voiture, il approchait de cette dernière pour l’attraper par la main. Le geste est doux, étrangement doux. Il faut dire qu’il n’avait été que violent envers elle, il aurait pu la briser comme une poupée de porcelaine en un coup, elle avait su éviter qu’il l’atteigne à temps, sans quoi elle n’aurait jamais été là face à lui pour lui annoncer sa mort prochaine. Leurs regards s’affrontaient de nouveau, il se noyait dans son regard couleur noisette. Elle était une femme terriblement belle, il ne pouvait le nier. Probablement le plus beau bijou que ce garage avait pu accueillir, peut-être bien un trop beau bijou. Il pouvait sentir qu’elle se sentait mal, bouleversé par des émotions qui n’étaient pas les siennes. Affecté par la solitude qui avait l’air d’une torture à ses yeux, alors que pour lui, cela avait été un garanti qu’il ne ferait plus de mal aux gens qu’il aime tout simplement parce qu’il n’aurait personne à aimer, jamais plus. Ils se fixaient et les secondes duraient une éternité, il avait cette sensation étrange de se voir dans un miroir ; elle qui essayait d’avaler sa douleur. Alors finalement il brisait le silence en daignant desserrer les lèvres « Il n'ai pas impossible qu'il y est de la Vodka quelque part... » Décrochant un sourire sur son visage presque angélique, une invitation à se saouler la gueule, à faire la paix ? « ... Le temps d’une trêve. » quelque chose disait à Cloud que leurs tempéraments de feu respectifs seront à jamais destinés à se chercher des poux (du moins pour ce qui lui restait à vivre). Mais l'homme-loup n'était pas contre un peu de compagnie ce soir là et il avait clairement saisit sa demande dans son regard si triste. Probablement est-ce difficile de se réveiller en pleine nuit d'un cauchemar et de n'avoir personne à coté de soit pour consoler la douleur de ce mauvais rêve. Peut-être pourrait-il être cette personne juste une nuit, à sa façon. Il ne fallait pas trop lui en demander, il restait Cloud un loup grincheux mais surtout blessé.

Lentement il relâchait la main de la jeune femme, laissant la sienne pendre le long de son corps, le sourire se mourrait ; il n'aimait pas sourire bêtement sans raison, c'était probablement pour cela qu'il ne souriait pas beaucoup. Alors c'est à cet instant qu'il comprenait qu'elle acceptait, elle n'avait besoin de rien dire. Cette façon de tourner légèrement la main à leur séparation comme si elle en réclamait encore, des gestes qui demeurent de l'inconscient. Il se retournait alors, ramassait le seau au sol avant de le vider par terre au niveau de la bouche d'égout. Il avait bien assez travaillé ce jour là, il venait tout de même d'apprendre qu'il était condamné, en sursis dans une vie qui avait perdu depuis bien longtemps toute sa saveur. Se redressant pour lui faire face, il l'observait avant de lui dire « Tu sais, je me suis fait une raison. Ce monde n'a jamais cessé d'être décevant à mes yeux. Personne ne peut comprendre, enfin... C'était ce que je pensais, puisque maintenant tu es là... J'avoue que je trouve ça... » Embarrassant ? Gênant ? Compliqué ? Aucun des mots ne semblait convenir, alors il esquissait un sourire avant de se diriger vers l'interrupteur pour faire descendre le rideau métallique « ... Atypique ? » en fait Cloud ne connaissait pas grand-chose à toute cette sorcellerie, pour lui ce n'était pas vraiment normal de posséder les forces de la nature. Mais il s'était fait à cette idée.

Le rideau fermé, ils étaient dans l'obscurité, alors que son sens de l'orientation le guidait sans le moindre problème, il entendait la jeune femme galérer et heurter le capot d'une voiture avant de se prendre les pieds dans le seau qu'il avait posé au sol. La rattrapant au vol, dessinant un sourire amusé qu'elle ne pouvait voir sur son visage pourtant tellement beau avec celui-ci avant de lui dire en guise de justification « Je n'ai pas encore eu le temps de réparer l'éclairage. » ou plutôt les moyens... Immobile, il gardait la jeune femme dans ses bras, son odeur chatouillant ses narines lui était à présent agréable...

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyJeu 15 Aoû - 20:19


    Trois jours auparavant, nous étions tous les deux sur le point de nous entre tuer et voilà qu'aujourd'hui je lui proposais de lui tenir compagnie le temps d'une nuit. Evidemment, ça ne s'était pas fait tout seul, il avait fallu l'opération de quelques forces mystiques et divinatoires pour arranger le coup. D'ailleurs j'avais deux mots à toucher à ces forces mystiques, histoire qu'elles m'expliquent un peu mon rôle dans cette histoire sans queue ni tête. Pourquoi me montrer des visions de lui si l'issue ne pouvait être changée ? A quoi bon s'il ne voulait pas faire autrement ? Arf, cette histoire de prémonitions venait à peine de commencer que j'en avais déjà assez. De toutes les sorcières de cette planète, il avait fallu qu'ils choisissent la seule qui n'en ait rien à foutre du monde entier pour torturer le peu de conscience qu'il lui restait. Était-ce une réponse du karma ? Avais-je été tellement rêche et dure avec les autres que maintenant on me confiait la mission de sauver leurs vies ? En plus il n'avait pas choisi la plus douce des manifestations ! On me plongeait dans des cauchemars et je pénétrais des corps inconnus, devant supporter les tourments de leurs âmes. Et je n'avais pas eu la tâche aisée avec Cloud. Vivre dans son esprit était éprouvant... Pas étonnant qu'il se soit comporté comme un connard antipathique la première fois qu'on s'était rencontré.

    J'étais sur le point de partir, de fermer ma portière et de tourner le dos à cet étrange moment. Mais je savais que tôt ou tard j'allais revenir. Les nuits qui allaient s'écouler m'apporteraient plus de détails quant à son sort, et il méritait au moins d'apprendre ce qui allait changer de ses précédentes captures. Et tant pis s'il ne supporterait pas de me voir arriver avec toutes mes mauvaises nouvelles, je ne baissais pas les bras aussi facilement. Aussi imposant soit-il, il ne me faisait pas du tout peur, et c'était donc avec obstination que j'allais revenir. Mais peut-être que ma proposition n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd, puisque je sentis sa main enserrer doucement la mienne. Je tressaillis à ce contact qui était étrangement doux comparé à tout ce à quoi il m'avait habituée. Un noeud se forma dans mon estomac alors que nos regards se croisaient et s'arrêtaient, se perdant désespérément dans ceux de l'autre. Il n'y avait plus une trace de colère animale dans son regard azuré, juste l'infinie tristesse qui le qualifiait. L'instant était transcendant, irréel, mais pas éternel. Il parla, évoquant une bouteille de vodka qui devait traîner dans le coin. Il acceptait donc ma compagnie pour cette nuit, le temps d'une trêve, comme il le soulignait lui même. Evidemment, vus nos tempéraments et nos débuts, les prochaines rencontres promettaient d'être mouvementées. Mais pour ce soir, juste pour ce soir, nous pouvions faire un effort pour nous entendre parfaitement.

    Il rompit le contact le premier, et je me pris à regretter la chaleur de cette main dans la mienne. Et alors qu'il se mettait en mouvement pour ranger un peu, je sentis bien que quelque chose en moi se perdait et en voulait plus. Je mis cette soudaine attraction maladive sur le dos de ces cauchemars qui me liaient à jamais à lui. Et comme s'il lisait dans mes pensées, il témoigna à son tour de son ressenti quant à cette histoire. Ce n'était pas facile pour lui non plus, mais lui en tirait quelque chose de plus libérateur, comme s'il pouvait enfin décharger un peu de sa peine sur mes épaules, quand moi je me trouvais de plus en plus prisonnière de ces sentiments et émotions inconnues. Et quand bien même les prémonitions à sont sujet étaient temporaires, j'allais en garder toute ma vie les stigmates. "J'imagine, c'est assez délicat comme situation..." commençais-je avant de m'interrompre, légèrement surprise par l'obscurité totale. Je voulus faire un pas vers lui, mais mes yeux n'étaient pas encore habitués au noir ambiant et le reste de mes sens avaient été engourdis toute la journée à cause de ce changement de corps durant la nuit. J'avais beau être agile comme un chat, je n'en étais malheureusement pas nyctalope pour autant, rendant mes mouvements assez gauche dans le noir. Tellement que je me cognai la hanche contre le capot de ma voiture, avant de buter contre le sceau. Dans ma tentative pour l'éviter, je faillis tomber, mais les bras puissants du loup me rattrapèrent avant. Pour une fois je fis taire mon égo, même si je savais que j'aurais pu me rattraper au dernier moment et éviter de m'aplatir lamentablement, et profitai plutôt du contact contre le corps chaud et réconfortant de Cloud. Il me souffla qu'il n'avait pas eu le temps de réparer l'éclairage, mais ne me lâchait toujours pas, et je sentis s'éveiller en moi les flammes qu'attisait sa présence. J'avais toujours eu un faible pour les hommes forts, qui avaient les moyens de me battre à mes propres jeux, et sans aucun doute, Cloud étaient de ce genre là. Il respirait la force et l'assurance, des caractéristiques que ne pouvaient posséder que ceux qui dominent. Et puis j'étais bien placée pour connaître l'étendue de sa puissance, puisque j'avais eu droit à un petit voyage dans son corps.

    "Je peux arranger ça..." murmurai-je, laissant mon esprit se libérer et rechercher des connexions magiques. Triant sur le volet toutes les ressources qui s'offraient à moi, je trouvai enfin le réseau électrique qui parcourait les murs et m'y infiltrai jusqu'à trouver la lumière. Je lâchai une légère décharge, redonnant une deuxième vie à l'éclairage. J'optai cependant pour une lumière tamisée, ne voulant pas rompre avec l'ambiance qui venait de se créer. Ainsi l'obscurité gagnait toujours du terrain sur la lumière, mais au moins je pouvais distinguer les obstacles et surtout sa silhouette. "On boit un coup ou alors on danse un tango là ?" J'esquissai un sourire en coin, ayant évoqué cette danse sensuelle par pure provocation. Je rompis le contact pour lui signifier que mon choix était plus portée sur la vodka, même si danser avec lui ne me dérangeait pas... mais plutôt danser à l'horizontal. D'un haussement d'épaules désinvolte, je me hissai sur le toit d'une voiture et attendit qu'il se décide à sortir de quoi se bourrer la gueule. "Au fait dans toute cette histoire, on ne s'est même pas présenté correctement... même si je n'ai plus grands choses à apprendre sur toi... Je m'appelle Dasha." Je ne me souvenais pas le lui avoir dit, et à moins qu'il ne se soit renseigné lui-même en fouillant les papiers du véhicule, il ne l'aurait pas su.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptySam 17 Aoû - 11:10






La vie n'est pas éternelle, du moins pas pour tout le monde. Il fallait bien mourir un jour, d'une façon ou d'une autre. Mais cette situation était étrange, dérangeante, troublante. Qu'allait-il faire pour que tout change ? Pour que l'on décide qu'il ne méritait plus de vivre, qu'il devait disparaitre. N'était-il pas déjà dangereux ? On l'avait privé de sa liberté, cultivant sa colère. Enfermer un animal sauvage est une grave erreur que les humains font bien souvent, il n'était pas une bête domestique. Leurs regards se noyaient dans celui de l'autre, instant de douceur incomparable. C'était étrange, mais ce calme entre eux lui donnait cette sensation de paix. Alors la trêve fut adoptée et il se séparait d'elle avant de paraitre un peu trop insistant. C'était tellement gênant, il avait cette sensation qu'elle pouvait le comprendre mais elle ne le connaissait pas, du moins il l'espérait. La situation deviendrait vraiment perturbante, mais ils n'en étaient pas là. Il avait le droit un minimum d'intimité sur sa vie privée. Délicat. Le mot était probablement faible.

Elle était là, dans ses bras. Tellement fragile et coriace à la fois, un mélange plaisant, il pourrait la briser comme la jolie poupée de porcelaine qu'elle était. Mais il ne fit rien de brutal, il lui avait évité une chute douloureuse. La situation virait... Etrangement, elle sentait bon et elle ne lui inspirait plus la rage d'il y a trois jours, il se sentait même quelque peu attiré par cette sorcière qui ne manquait pas de piquant. Alors, il brisait le silence pour lui expliquer ne plus avoir d'éclairage, il fallait dire qu'il était rare qu'il reste aussi tardivement dans son garage, passant ses soirées dans la forêt ou alors dans les bars avant de tout simplement rentrer chez lui. Cependant, ils ne bougeaient pas, gardant la jeune femme contre lui dans une position qui prenait chaque seconde un peu plus des allures d'étreintes. Elle pouvait arranger cela, il esquissait un léger sourire avant de la redresser avant de la libérer de ses bras robustes. Il n'aimait pas forcément qu'une femme mette ses pattes dans son compteur électrique, juste parce qu'il était macho et ça, on ne pourrait jamais le changer à ce sujet. C'est à cet instant qu'elle bidouille avec sa magie, il aimait encore moins qu'elle y touche. Assez grognon, il la laissait finalement faire. La lumière était faible, presque... Romantique. Arquant un sourcil il tournait le regard vers elle alors qu'elle lui redonnait son attention. La question de celle-ci le fit lever les yeux au ciel, l'évocation d'une danse aussi sensuelle laissait supposer bien des envies de la jeune femme. De plus, quelque chose dans son odeur avait changé, les phéromones évoluaient au fil de la journée et surtout des émotions. Mais elle rompait ce délicieux contact.

Il l'observait monter sur le toit d'une voiture au toit assez long, il se dirigeait derrière le bureau en lui répondant « Une prochaine fois peut-être. » Malgré son coté un peu bourru, il était un homme assez sensuel pour savoir danser convenablement. Il ne pouvait pas avoir que des défauts n'est-ce pas ? A moins qu'elle ne veuille tester sa sensualité d'une autre manière... Il trouvait une bouteille de vodka où il manquait juste un petit verre, il se dirigeait vers la voiture pour la rejoindre alors qu'elle fit les présentations d'une façon assez... Particulière. Alors il répondait en ouvrant la bouteille « Très bien Dasha... » Il ne se présentait pas puisqu'elle l'avait appelé précédemment par son prénom. Il lui collait doucement la bouteille entre les mains, on pourrait presque croire qu'il était un homme galant, mais il ne fallait peut-être pas exagérer. Alors qu'elle buvait la première ce qui était pur, il fallait se lever de bonne heure pour trouver un jus d'orange chez lui pour la meler à la vodka ; lui il demandait « Et alors ? Ça fait quoi d'être un loup ? J'avoue n'avoir aucune idée de ce que ça fait de ne pas l'être. » Animal de naissance, il n'avait pas connu le traumatisme de la transformation par morsure. Mais il avait largement eut sa dose de traumatisme. Alors, il avait toujours eu cet instinct animal en lui et si sa transformation avait eu lieue bien plus tard après sa naissance, il n'avait jamais été humain. Il prenait la bouteille à son tour, buvant quelques gorgées brulantes à son tour, levant les yeux au plafond alors que le feu dans sa gorge s'éteignait peu à peu, souriant faiblement. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire d'être humain, d'être sorcier ou vampire ? Qu'est-ce que l'on ressent, comment le monde deviendrait-il ? C'était le genre de questions qu'il se posait parfois, parce qu'il adorait le genre humain insouciant de ce qu'il se tramait dans ce monde horrible. Qu'est-ce que l'on ressent quand on ne connait rien du surnaturel ? Qu'est-ce que l'on ressent quand l'on maitrise les forces de la nature, qu'est-ce que l'on ressent quand on est éternel et mort ? Tout ce qu'il savait, c'était qu'en tant que loup, il se sentait être la nature, il se sentait évoluer avec celle-ci, avec les saisons son comportement changeait. Si en hiver il était fatigable, au printemps sa libido explosait tout simplement. Il vivait aux rythmes des odeurs, il était attentif à tout ce qui se passait autour de lui ; le passage d'une femelle en chaleur le changeait du tout au tout, alors qu'un vampire le rendait juste en colère. Il vivait également au rythme de la lune qui le rendait plus ou moins fort, la nature entière lui donnait sa force et son équilibre. Cependant, son équilibre à lui était juste perturbé. En conflit contre lui-même, il ne pouvait en sortir indemne. « Parle moi un peu de toi, histoire que ça s'équilibre entre nous. » plaisantait-il, à vrai dire il n'aimait pas parler de lui en règle générale, certes il n'en avait pas eu grand besoin pour qu'elle le connaisse. Encore cette histoire d'équilibre, vraiment un truc de loup... Lui donnant une seconde fois la bouteille, le contact de leur peau l'électrisait (sans jeu de mot). Alors qu'elle prenait la bouteille, lentement ses doigts venaient caresser ceux de la jeune femme avant de s'éloigner à nouveau. Il jouait avec le feu lui aussi... Il avait toujours eu le gout du risque, sans quoi, pourquoi aurait-il choisi la fille indomptable de l'Alpha par le passé ?

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyDim 18 Aoû - 13:15

    La bouteille entre les mains, c'était à mon tour de faire des confidences, de m'ouvrir sur ce que j'avais ressenti. Il voulait savoir ce que c'était de changer de corps et de race d'un coup, ce que c'était de devenir un loup le temps d'une nuit... de plusieurs nuits même. Eh bien, comment dire ? C'était douloureux. Putain j'avais eu un mal de chien, ou plutôt de loup, et toute la journée j'avais eu le corps endolori, comme si j'avais vraiment fait un saut dans son corps. Et peut-être bien que c'était le cas... Tout paraissait tellement réel dans ce putain de cauchemar que c'en n'était peut être pas un. Une sorte de projection astrale dans l'avenir ? Génial, c'était pire encore. "Ben ça fait mal. Et puis c'est assez bizarre de ne pas être seul dans son corps, de souffrir à cause du bruit et des odeurs..." C'était peut-être mieux d'avoir un corps aux limites humaines. Au moins j'étais seule maîtresse de mes décisions, et aucune entité animale ou aucune influence de la nature ne venait intervenir avec mes choix et mon attitude. Quand j'étais dans son corps à lui, chaque odeur attisait ma haine, enfin sa haine, les moindres éléments étaient pures tortures pour cet esprit fort dans ce corps impuissant. Et le plus étrange, c'était surtout souffrir à cause de la magie, alors qu'en temps normal, la magie était pour moi un réconfort, un gage de survie.
    Et puis cette lutte incessante entre humanité et rage animale... Comment contrôlait-il ses instincts ? Qu'advenait-il quand la bête dominait entièrement l'homme ? Peut-être aurais-je le temps d'approfondir ces questions les prochaines nuits... Ou alors j'allais tellement souffrir que je n'aurais même pas le temps de réfléchir à tout ça. Combien de temps encore allais-je pouvoir supporter ces transformations forcées ?

    J'avalai des gorgées brûlantes de vodka, et l'amertume de l'alcool fit taire le bourdonnement constant de mes questions. J'essayai de me vider l'esprit, de ne pas trop penser aux cauchemars à venir. Bientôt tout serait terminé, et lui avec eux. Je jetai un rapide coup vers lui, enfermant dans mon souvenir cette rencontre plus qu'étrange, ce personnage étrangement fascinant. J'étais comme les vampires qui m'avaient élevée, souvent bien trop blasée pour apprécier les choses simples. Tout avait un goût de déjà vu en temps normal, mais ces trois derniers jours étaient au contraire, d'un intérêt aussi grand qu'insolite. Autant dire que Cloud était le genre de personne qui marquait les esprits, et il avait si facilement captivé le mien que c'en était troublant. A la minute même où il m'avait plaqué au sol trois jours auparavant, je savais qu'il avait quelque chose de grandiose. Je ne m'attendais pas du tout à autant de surprises cependant. Les cauchemars, puis cette soirée, sa réaction face à l'annonce de sa mort... chaque chose qu'il faisait était imprévisible, et moi j'aimais un peu trop ça, l'imprévisible.

    Je lui tendis la bouteille et il avala à son tour quelques gorgées, perdu dans le vague. Puis d'un coup, il me demanda de lui parler de moi. Woah... Voilà une question que je préférais éviter en règle générale. Moi et ma logique tordue de garce sociopathe, moi et mes innombrables remparts, moi et ma famille tordue, indescriptible et surtout, morte... Qu'est-ce qu'il y avait bien à raconter dans tout ça ? Il me tendit la bouteille, m'encourageant à parler sûrement, et mes doigts rencontrèrent les siens avant de se crisper sur la bouteille. Une vague de frissons parcourut mon échine. Bordel, qu'est-ce qu'il était beau. Je tentai de ne pas trop y penser, puisque mon corps finirait par réagir, et je savais maintenant qu'il sentait ce genre de changement. Mais il ne semblait pas décidé à m'aider, puisque ses doigts s'attardèrent avec douceur sur les miens avant de cesser brusquement le contact. Il était fou de faire ça, j'allais finir par lui sauter dessus ! Je détournai le regard et d'un trait bus avidement plusieurs gorgées. Puis je me raclai la gorge, cherchant quelque chose à dire sur moi, cherchant un moyen de raconter ma vie, mais en surface. "Eh bien... je suis Albanaise, d'où le nom un peu bizarre pour vous, mes deux parents étaient des sorciers, mais ils sont tous les deux morts. Mon père quand j'étais petite, et ma mère quand j'avais vingt ans... Heum, je suis prof d'arts martiaux dans une école pour créatures surnaturelles et comme tu l'as si bien dit tout à l'heure, je suis une vraie garce presque sans éthique. Je dis presque parce que j'ai quand même quelques notions de la famille et toutes ces conneries. Pour le reste, il faudra faire un tour dans mon corps si tu veux le savoir." Puis je me rendis compte que ce que je venais de dire était terriblement tendancieux... "Enfin, en rêve je veux dire." Je ris légèrement, histoire de cacher un peu ma gêne. Des fois je faisais vraiment des lapsus horrible quand même. Je pris une nouvelle gorgée du breuvage amer et tentai de me ressaisir. Allez bordel, j'étais une femme, pas une ado de quinze ans devant son premier petit ami.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyDim 18 Aoû - 22:56






La réponse de la jeune femme eut le don de le surprendre ; cela faisait mal ? Observant la jeune femme de ses yeux azurés, la réponse était vraiment étonnante à entendre. Alors il l'écoutait avec attention avant de lui répondre avec un regard malicieux « Toutes les odeurs ne sont pas désagréables... » La sienne par exemple, si elle lui avait évoqué un mauvais souvenir, elle n'était pas pour autant mauvaise, bien au contraire, il aimait son odeur, pas uniquement le parfum qu'elle mettait sur elle... L'odeur naturelle de la femme. Il y avait bien des odeurs agréables que les humains ne semblaient sentir, les fleurs du matin qui s'ouvraient pour le soleil, l'odeur des boulangeries à l'ouverture... Tellement d'odeur délicieuse, mais il était vrai que certaines d'entres elles étaient vraiment très mauvaises. Comme les vampires... Probablement la pire odeur que sa truffe puis connaitre, même les excréments sentaient meilleurs que les vampires... « En principe, nous ne formons qu'un... C'est une harmonie, comme les sens, on s'apprend et tout semble naturel. Mais j'ai perdu au fil du temps cette harmonie, je me suis mis à haïr ce que j'étais vraiment, j'ai essayé d'être quelqu'un d'autre pour n'être plus rien... Enfin, tu le sais... Et j'avoue que c'est chiant. » Plaisantait-il, il n'aimait pas vraiment parler pour ne rien dire, pour dire des choses que les gens savent déjà... Mais là, c'était un peu lui, n'importe qui pourrait avoir cette sensation de ne plus avoir d'intimité, Cloud s'en fichait. C'était idiot, il lui faisait confiance à ce sujet alors qu'il ne faisait plus confiance en personne depuis bien longtemps.

Alors il décidait qu'il était grand temps de dériver la conversation sur elle, ils avaient bien trop parlé de lui et ses petits (gros) problèmes. Il n'aimait pas se plaindre, il n'avait jamais demandé d'aide à personne parce qu'il n'aimait pas qu'on le prenne en pitié, il était un homme. Vous savez, encore cette fierté. Un petit résumé peu joyeux, c'est alors qu'elle lui lançait un lapsus plus que révélateur. Il ne put retenir un sourire franchement amusé, le premier depuis qu'il se connaissait. Il n'avait pas idée de savoir comme ce sourire faisait tout simplement rayonner son visage parfait. Elle tentait de rectifier le tir, il n'arrivait à cesser de rire avant de lui répondre tandis qu'elle continuait à vider la bouteille « Les deux se font en général en décubitus... » L'homme fixait la jeune femme avant de prendre la bouteille et ajouter un peu plus sérieusement « Je suis désolé pour tes parents. » Il était affreusement sincère, il savait ce que c'était de perdre du jour au lendemain ceux que l'on aime... Le vide que ça laissait après cette tristesse intense. « Tu n'as pas eu la vie très facile, mais tu sais bien te défendre... » Ajoutait-il en se frottant l'arrière de la tête qui avait frappé contre la poutre trois jours auparavant en plaisantant une fois de plus « Heureusement que j'ai la tête dure. » peut-être pas que la tête n'est-ce pas ? Alors il ingurgitait quelques délicieuses gorgées de Vodka avant de lui rendre cette bouteille qui se promenait beaucoup entre leurs mains.

Lentement il délassait ses rangers tout en poursuivant cette conversation avec humour, comme pour lui laisser croire que son lapsus qui l'avait mise mal à l'aise était oublié. Mais à chaque seconde il pouvait sentir les hormones qu'elle dégageait en croissance. « Les arts martiaux... C'est drôle, je t'aurais plutôt imaginé dans autre chose, comme le lancé du poids tu vois... » Laissant tomber ses rangers au pied de la voiture il posait ses mains sur la cheville de la jeune femme avec un léger sourire, plongeant son regard dans celui de la jeune femme tellement intense. Elle était... Bref... « Vous permettez mademoiselle ? » Doucement il lui retirait son escarpin, dévoilant ses adorables pieds. Si bien des gens détestaient les pieds, ils demeuraient cependant un endroit bien sensuel... Une légère caresse avant de prendre la deuxième chaussure de la jeune femme, ses doigts caressaient sa peau douce. Il était rare de trouver des pieds aussi joliment sculptés. Il pouvait également sentir qu'elle était à point, qu'il n'avait plus qu'à se servir et elle était sienne pour la nuit. Il avait bien trop joué avec elle, ce n'était pas du tout raisonnable... Mais la vie était trop courte à ce qu'il parait, surtout la sienne. Ne la quittant pas du regard, il finissait par rompre le contact une nouvelle fois, poussant doucement les escarpins de la jeune femme pour les faire tomber à cotés de ses rangers. « Tu ferais quoi si tu devais mourir dans un mois ? » Une question qui peut paraitre idiote, mais il n’y avait pas grand-chose qui puisse lui faire envie. S’envoyer en l’air et picoler pendant un mois, un programme pas si mal dans le fond... Il n’avait pas grande ambition, peut-être aurait-elle le don de lui donner gout à réaliser quelque chose ? Elle avait bien réussit à lui rendre le sourire alors qu’il l’avait perdu bien longtemps avant qu’elle ne lui annonce son exécution.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyLun 19 Aoû - 21:07


    Et nous allions encore de surprises en surprises. Chaque minute qui s'écoulait révélait une nouvelle facette de la personnalité de Cloud. C'était un être si complexe qu'une nuit dans son esprit ne me suffisait pas pour y faire le tour. D'un coup il semblait plus libéré, il se mit à m'expliquer en quoi consistait la nature lupine, et il semblait même avoir franchi la barrière de l'indicible puisqu'il me révélait que son cas était particuliers. J'en avais eu un aperçu, mais mes connaissances sur les loups étaient beaucoup trop lacunaires pour que je puisse comprendre vraiment l'étendue de cette souffrance, de cette séparation brutale entre deux natures destinées à être indéfiniment liées. L'inconfort de cette situation semblait se faire plus ressentir de mon côté que du sien... N'était-il pas fâché que je m'impose ainsi dans son for intérieur ? Comment réagirais-je si un inconnu m'annonçait avoir vécu en moi, le temps d'une nuit ? Encore que les méandres qui me caractérisaient étaient moins obscurs que ceux qui habitaient Cloud. Tout en lui semblait compliqué et multiple, et seul le temps me faisait défaut pour tout comprendre. Mais qui d'autre qu'une sibylle pour décrypter un être sibyllin ? Ô douce ironie, que prévois-tu encore de plus tortueux pour nos deux âmes en peine ? Quelles énigmes encore allais-je devoir résoudre par la suite ? Dialogue à sens unique, que de questions pas une réponse... tel était le quotidien des hommes.

    Ma maladresse verbale le fit sourire franchement. Un sourire qui ne fit qu'ajouter magnificence sur sa plastique déjà parfaite. Il était beau à en faire damner tous les saints du paradis, le genre d'homme à qui l'on offrait le bon Dieu sans confession. Et quitte à blasphémer et à déshonorer la plus chaste des vierges, autant que ce soit avec lui. Tout chez lui était attirant, son corps finement taillé dans le plus beau des marbres , son visage qui ferait rougir de honte la perfection même, jusqu'à sa voix était captivante... Il avait le charisme d'un leader, d'un alpha, et sa présence était prégnante. Sans aucun doute, il devait multiplier les conquêtes. Je ne devais être qu'une femme parmi tant d'autres, qu'une âme qui croisait son chemin et s'emmêlait à son corps.  Cette idée souleva une vague de rébellion en moi, mon esprit farouche ne voulant pas succomber à la facilité de n'être qu'une femme. Je n'avais jamais voulu être une femme, mais toujours la femme. Pourrais-je seulement tenter le coup avec un tel homme ? C'était simple, je pouvais m'en aller, m'éclipser en flèche et lui faire comprendre qu'on ne m'obtenait pas aussi facilement. Mais il ouvrit la bouche et fit taire toute envie de partir en évoquant la similitude entre les rêves et l'amour. Heureusement que ne se propageait jamais sur mes joues les traces rouges de la honte... Je fis passer le léger malaise de ma bourde en avalant une dernière gorgée et lui tendis la bouteille. Il s'excusa alors pour mes parents, et je pus voir qu'il le pensait vraiment. J'eus même l'impression qu'il comprenait, qu'il savait, et peut-être bien qu'il le savait. "Merci" laissai-je échapper doucement, plus habituée à évoquer la mort de mes parents.

    Il fit une autre remarque, me décrochant un sourire au passage, évoquant sa rencontre malheureuse et forcée avec le plafond. Petit excès magique, mais nécessaire à ma survie, quand trois jours plus tôt il était prêt à m'arracher la tête avec les dents. Si je n'avais pas fait ça, aujourd'hui c'est moi qui aurais été morte. L'idée de mourir ne me dérangeait pas, mais j'aimerais au moins quand le jour viendrait être sûre de mériter cette mort, et de ne pas crever en innocente. "Désolée pour ça, mon visage m'est trop précieux pour qu'on me l'arrache." Et toujours avec le sourire sur le visage, j'attrapai la bouteille encore une fois. Heureusement que je tenais bien l'alcool et que je pouvais me permettre de beaucoup boire avant d'avoir l'air saoule et idiote. Et il continua de plus belle, me charriant encore sur ma performance de la semaine dernière. Et j'allais répliquer que pour vieux loup aigri il avait bien de l'humour, mais ma tentative de réponse s'arrêta net quand il posa la main sur ma cheville. Les mots disparurent, laissant place à un soupir incontrôlé. J’acquiesçai à sa demande, incapable de formuler quoique ce soit. Chaque fois que ses doigts effleuraient ma peau, j'avais l'impression qu'un feu y avait pris. Et je ne pouvais même pas accuser la chaleur, puisqu'en cette fin d'été revenait la fraîcheur vespérale.  Mon être tout entier convergeait vers ce point de contact, s'abandonnant entièrement à la douce caresse qu'il appliquait à ma peau. Je gravai chaque seconde dans ma mémoire, voulant faire de cette scène un tableau immarcescible, une oeuvre de beauté et de sensualité.

    Et quand sa main quitta ma peau, je crus mourir. J'en voulais encore, avide et impavide.  Il n'y avait pas pire acte de masochisme que de désirer ce qui pouvait nous tuer. Mais je n'avais pas peur du grand méchant loup... j'étais même prête à ce qu'il me dévore entièrement. « Tu ferais quoi si tu devais mourir dans un mois ? » Sa voix vint combler le manque de son toucher, tous les deux de velours. Si je devais mourir dans un mois... avais-je seulement idée de ce que je voulais faire ? "J'irais partout où la vie m'appelle, dans ces lieux de beauté insoupçonnée, je laisserais des traces de moi partout... Je sais pas, j'irais construire une école en Afrique, je taguerais la tour Eiffel et je laisserais un foulard sur le plus haut des arbres. J'aimerais que la terre ait autre chose de moi qu'un tas de cendres lâché dans la nature." Des centaines d'autres idées du genre me traversait l'esprit mais elles me prendraient plus de temps à les énumérer qu'à les réaliser. "Je danserais sur les bars et je donnerais mon coeur à un inconnu... Et puis je ferais l'amour tout le temps, partout." Voix posée, suave, sûre de moi. Je ramenai mes jambes sous moi et m’essayai dessus, toujours en soutenant son regard. "Même sur le toit d'une voiture." La tension à ce moment là ne pouvait pas être plus haute, j'en tremblais légèrement, mourant d'envie de goûter à son corps, de lui offrir toute la vénusté du corps féminin. Encore une fois, je ramenai la bouteille à ma bouche, avalant encore quelques gorgées de vodka, mais cette fois avec lenteur, mesurant tous mes gestes prenant mon temps pour ne pas être la première à craquer. Enfin, je lui tendis la bouteille, et alors que ses doigts se refermèrent sur le récipient en verre, les miens s'agrippèrent aux siens. Je bouillonnai intérieurement, et peut-être que c'était tellement puissant que j'allais vraiment prendre feu sous ses yeux... Putain ses yeux... Non je ne devais pas cra...

    Mais le corps fut plus fort que l'esprit, étouffant ma fierté dans le baiser que je lui donnai alors. Mes deux mains emprisonnèrent avec douceur son visage alors que mes lèvres se délectaient du contact des siennes. Je m'interrompis alors, voulant lire dans ses yeux s'il en avait autant envie que moi, s'il brûlait du même désir qui m'animait.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyMar 20 Aoû - 18:23






Il était assez agréable de savoir se détacher de soit même pour pouvoir en rire, oublier les bêtises du passé et en rire de bon coeur parce que finalement ça ne comptait pas. Qu'est-ce qui avait d'importe finalement ? Il jouait à la séduction, il était très doué dans le domaine il fallait l'avouer en toute modestie. Le loup faisait tourner les têtes de ses dames, les humains aussi posséderaient des capteurs aux phéromones, seulement ils ne s'en rendaient pas compte. Ce que dégageait Cloud attisait rapidement l'attention, il ne restait plus qu'à jouer les bonnes cartes pour séduire. Les femmes sont toutes les mêmes, elles ont besoin de se sentir unique aux yeux de l'homme, de se sentir tout simplement désiré comme personne. Aux yeux de la créature nocturne, toutes les femmes étaient les mêmes et si uniques à la fois. Etrange non ? Elles étaient toutes fascinantes à des niveaux variables. Dasha ? Elle était une femme surprenante, magnifique et surtout avec le genre de caractère bien trempé qui émoustillait notre homme-loup. Peut-être avait-il un penchant sadomasochisme ? Il pensait souvent que c'était le fait de remettre en question sa domination qui l'excitait à ce point chez les femmes au caractère imbuvable, elle était une femme comme cela. Elle l'avait expédié au plafond avec une simplicité insultante, et c'était idiot de dire que ce défi lui plaisait, pourtant c'était le cas. L'affronter à nouveau, su d'autre terrain peut-être... Mais ce soir, c'était la trêve...

Caressant doucement sa peau, l'animal dégageait une chaleur tel un vrai brasier. La flamme de la vie, c'était lui. Tout son corps brulait en permanence, c'était une bête. Contrairement aux vampires et leurs mains glacées qui vous donneraient l'impression d'être dans un frigo ; il était d'une chaleur épouvantable. C'était un aspect parmi tant d'autre de ce qui l'opposait aux cadavres ambulants qu'il ne savait supporter bien longtemps. Puis il l'interrogeait, sa réponse était particulière. Elle semblait déborder d'idée, de volonté. C'était étrange, mais il l'enviait. Pourquoi laisser des traces de lui ? N'en avait-il pas laissé suffisamment ? Il avait laissé l'horreur derrière lui, on se souviendrait de lui comme du monstre. L'erreur de la nature. Elle poursuivait sa liste, qui devenait tout à fait intéressante. Elle ferait tout pour vivre à fond ce qui lui resterait à vivre, il ne se sentait pas la force d'en faire autant... L'observant boire, il répondait « Donner son coeur et son corps. L'un est tellement plus aisé que l'autre. » A vrai dire, il n'était pas même sur d'avoir encore un coeur, il se sentait tellement vide. Il aimait les femmes, mais son coeur n'avait su appartenir qu'à l'une d'ente elle et son chagrin d'amour l'avait détruit au point qu'il s'était perdu. Alors pouvait-il aimer à nouveau quelqu'un ? Peut-être serait-ce différent, peut-être ne chercherait-il pas à la protéger, à la chérir... Peut-être que l'amour serait différent, mais Cloud n'y croyait plus. Il n'y avait plus grand-chose en quoi il pouvait croire, s'accrocher et se dire que tout irait mieux. Non, tout allait de pire en pire, c'était ainsi.

Il fixait la jeune femme, elle avait rangé ses jambes, avait-elle peur qu'il la tripote encore un peu histoire de l'exciter un peu plus encore ? Il se contentait de sourire, observant cette femme aux allures de déesse. Il avait sentit son corps trembler, elle dégageait une odeur qui l'attirait comme un aimant. Elle le voulait, il le savait ; il en était satisfait. Il tendait lentement la main pour saisir cette bouteille, elle venait prendre ses doigts ; la fixant avec ardeur, l'homme la trouvait parfaite. Elle résistait tant bien que mal, il aimait cela. Cela le rendait fou, quand le jeu était plus compliqué, cela était tout de suite très plaisant. Elle lui plaisait, ce serait mentir odieusement que de prétende qu'elle n'était pas son genre de femme, si seulement ce n'était pas une sorcière. C'était vrai qu'il n'aimait pas du tout la sorcellerie, mais qu'importe, cela n'était qu'une chose parmi tant d'autre qu'il n'aimait pas chez elle. Mais s'il y avait tant de choses qui le poussaient à la trouver écoeurante, il en trouvait le même nombre pour la trouver tout simplement irrésistible.

Des lèvres délicieuses, un gout d'alcool sur celle-ci rendait ce baiser tellement particulier. Ravissement pour ses sens, il sentait son corps entier entrer en ébullition à ce contact savoureux. Sa main libre venait se poser sur sa taille magnifiquement sculptée. C'était presque innocent, il aurait voulu laisser sa langue glisser contre la sienne pour en déguster les saveurs : puis en faire de même avec chaque parcelle de sa peau ; mais ce baiser se rompait déjà. Ils se fixaient quelques brèves secondes, transit de ce délicieux baiser il souriait faiblement « Je veux prendre. » Parfait égoïste, il se fichait de donner son corps, il voulait prendre celui de la jeune femme, de l'utiliser afin d'obtenir ce qu'il voulait, faire d'elle sa chose, et si cela induisait qu'il devenait la sienne qu'il en soit ainsi. Portant la bouteille à ses lèvres, il venait finir son contenue avant de la lâcher. Roulant le long du toit avant de tomber sur le capot de la voiture pour descendre jusqu'au sol pour se briser. Sa seconde main désormais libre venait alors glisser dans la nuque de la jeune femme pour l'attirer vers lui. Un baiser brulant, rapidement sa langue s'introduisait dans son adorable bouche pour venir titiller celle de la jeune femme. Sa main posée sur sa taille lui octroyait une caresse, avant qu'il ne s'écarte à nouveau d'elle, mordant légèrement cette lèvre inférieure avec sensualité. La fixant de son regard azuré, il sentait son rythme cardiaque accélérer quelque peu ; le désir d'elle grandissant, il la voulait et maintenant.

Il la libérait de ses mains pour arracher sa propre chemise sale de cambouis, libérant son torse brulant avant de poser sa main sur son échine et l’autre sur son omoplate pour l’apporter à lui avec cette force animale, il soufflait sans se détacher de son regard envoutant « Ne réfléchis pas... » Doucement il avait prit les mains de la jeune femme pour les poser sur ses pectoraux qui se gonflaient sous sa respiration, un sourire satisfait sur les lèvres, il empoignait la taille de la jeune femme pour l’allonger sans attendre plus longtemps, il voulait découvrir son corps maintenant, arracher ses vêtements et toucher ses formes parfaites ; honorer son corps tout simplement... Son odeur attisait ses vices, elle était à lui cette nuit, cette possession de l’autre l’excitait typiquement pour un dominant comme lui. Ses lèvres partaient déjà dans sa quête en dévorant la peau de son cou gracieux ; créature de rêve il oubliait déjà tout ce qu’il détestait chez elle...

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyMer 21 Aoû - 22:31


    « Donner son coeur et son corps. L'un est tellement plus aisé que l'autre. » Vrai de vrai. Donner son corps, ça ne demandait pas plus d'engagement qu'une nuit de plaisir, qu'une seule nuit sur toute une vie... C'était plaisant, sans prise de tête, sans obligation douloureuse et on pouvait y mettre fin quand on voulait. L'autre acte était au contraire irréversible, demandait du temps, de la patience et peut-être une bonne dose de naïveté. Et puis ça supposait qu'on croyait en l'amour... Moi je laissais ça aux gens qui avaient du temps à perdre à sacraliser l'éphémère. S'ils avaient besoin d'un prétexte poétique pour consolider l'union physique, c'est qu'ils n'avaient rien compris à la nature. Pourquoi aujourd'hui mettaient-ils des mots qu'ils ne comprenaient pas sur des actes aussi naturels que la fornication ? Ca parlait d'éternité, de mariage et de fidélité jusqu'à la mort, alors que la mort, ils n'en connaissaient rien. L'amour de toute une vie, c'était un conte qu'on racontait aux humains pour les convaincre que la mortalité ce n'était pas si mal en fait... Moi j'étais sans foi ni lois, trop égoïste pour donner le peu que j'avais, trop aventureuse pour m'ancrer à un seul port. Pour moi, l'unique amour était passionnel et charnel, une osmose des corps et pas de l'esprit. L'amour tel que je le voyais ne se codifiait pas pour entrer dans le moule sociétal. Alors quand on était comme moi affamée d'idéaux irréalisables puisqu'incompatibles avec les désirs des autres, on ne donnait pas sa chance au coeur, on laissait juste aller son corps.

    Et mon corps à cet instant précis était insatiable, réclamant encore plus de ses caresses, de son toucher, de lui tout entier. Sa main sur ma taille, ses lèvres sur les miennes, autant de source de chaleur qui réveillait un feu extrême dans mon bas ventre. C'était trop tard, j'étais sur la pente savonneuse, j'avais le dessous dans cette situation. Il pourrait tout demander, je ne saurais dire non, mon corps se rendait esclave au mépris de mon esprit. Je détestais ça quand j'étais celle qui en avais le plus besoin, celle qui ne pouvait pas jouer de la situation. En général ça n'arrivait que rarement, trop farouche pour me laisser amadouer aussi facilement. Mais Cloud dégageait quelque chose qui instinctivement me forçait à ployer. Et je me mis à le haïr pour ça, tout en le désirant sauvagement. Mes doigts caressaient sa barbe alors que mes yeux se perdaient dans son regard. Il voulait prendre ? Eh bien qu'il prenne, de toute façon je n'avais pas l'air d'avoir le choix, non seulement parce que son ton était catégorique mais aussi parce que mon corps se laissait faire. Qui ne dit mot consentait de toute façon, et j'étais bien trop perdue dans les paysages de son regard pour répliquer quoique ce soit. Mon corps sembla se liquéfier quand il m'embrassa à son tour, et quand il rompit l'étreinte, je pus lire dans son regard azuré ce que je cherchais tout à l'heure, la flamme ardente du désir. Alors les dernières réticences s'évanouirent. J'abandonnai entièrement mon corps à ses mains et à ses lèvres.

    Il était incroyablement fascinant, saisissant mélange entre force et douceur, brutalité et sensualité, désir bestial et plaisir humain. Il arracha sèchement sa chemise, sans aucun égard pour le tissu, et je me pris à espérer qu'il en fasse de même de mes vêtements. Mais après tout, ce ne serait pas la première fois qu'il arracherait mes vêtements... à la différence que cette fois-ci, j'en crevais d'envie. Il guida mes mains et les posa sur son torse parfait et brûlant. Elles n'eurent pas le temps de continuer l'aventure qu'il me renversa sur le dos et sa bouche rencontra mon cou, entreprenant une histoire d'amour passionnante. Ma respiration n'était plus du tout régulière, accélérée par l'envie et rythmée par l'avancée de ses lèvres sur mon corps, quittant mon cou pour aller à la rencontre de la poitrine. Mes propres mains descendirent l'une jusque sa nuque, laissant mes doigts s'emmêler dans ses cheveux, l'autre jusqu'au milieu de son dos, manquant à peine d'y planter mes ongles. Elles étaient bien fraîches comparées à son corps chaud. Mes fines jambes l'enlacèrent, le serraient contre moi, et plus que jamais je voulais qu'il reste là, qu'il ne s'échappe pas brutalement. J'étais donc livrée toute entière à son bon plaisir, poupée docile et  obéissante, sylphide offerte sans conditions. Et je lui murmurai exactement ceci, abandonnant officiellement toute fierté, reconnaissant sa domination sans la moindre once de contestation. Pour moi c'était une véritable première, mais en attendant, c'était la première fois que je rencontrais un loup de type alpha, et personne ne m'avait prévenu que j'en perdrais toute raison.

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Il y a trois jours à peine il avait voulu lui arracher la tête sans chercher à voir plus loin que le bout de son nez, laissant sa haine s'exprimer tout simplement. Et maintenant il était là, allongé sur le toit d'une voiture l'embrassant fougueusement emporté par le désir fou de faire d'elle sienne. Cette volonté de la posséder, elle devenait sa chose, mais il n'était pas pervers au point de la considérer comme un objet. Son plaisir passait aussi dans celui de sa partenaire, cela en avait toujours été ainsi. Quoi de meilleur que de sentir son corps frissonner contre le sien d'une passion dévorante. Il aimait le gout de cette peau délicate, un cou parfai. Que pouvait-elle avoir comme défaut physiquement ? Elle était bien plus belle que bon nombre des poupées que l'on voyait dans les magasines, elle était une beauté sans nom. Ce serait mentir que de prétende qu'il n'avait jamais eu de jolies poulettes entre les pattes, avec son physique de rêve il avait pu séduire bien des femmes sublimes ; il avait le don avec les femmes. Il obtenait bien souvent ce qu'il voulait, mais celle-ci avait tenté de résister et cela lui avait bien plût. Elle ne manquait pas de mordant, mais il avait connu plus sauvage et indomptable qu'elle. C'était idiot, il ne pouvait jamais s'empêcher de comparer les femmes qu'il se dégotait avec sa chère fiancée perdue. Il n'arrivait pas à se détacher du passé, il n'arrivait pas à penser à Dasha et uniquement à elle. Il le voulait, il voulait tout oublier ce soir là. Il voulait être un autre homme, écrire autre chose avant de disparaitre. Juste une fois. Etre soulagé du passé pour vivre pleinement cet instant.

Lentement ses lèvres venaient glisser dans sa poitrine tirant sur le décolleté de sa robe, sentant les mains tièdes de la jeune femme sur sa peau brûlante, seigneur qu'il aimait cela. La sorcière prenait tout à coup des allures du fruit défendu du paradis ; il n'irait jamais dans celui-ci, alors il la croquerait volontiers. Elle se livrait à lui, parfaite soumission qui ne pouvait que le combler, il pouvait faire d'elle tout ce qu'il voulait. Adorable poupée, il s'acharnerait corps et âme à lui donner bien du plaisir pour s'en procurer tout autant. Il voulait sentir tout son corps absolument sublime frémir sous ses caresses, il voulait la sentir plus brulante que jamais. Qu'elle devienne folle, juste pour lui. Brutalement il arrachait sa robe avec cette force bestiale jusqu'au nombril, posant ses mains adroites sur sa poitrine avant de revenir chercher ses lèvres sucrées dans un baiser langoureux à souhait. Chatouillant le visage de la jeune femme avec ses cheveux, tandis qu'il détachait la boucle de sa ceinture, il aimait cette façon qu'elle avait de l'emprisonner entre ses cuisses avec ce coté si possessif. Il faudrait être un fou pour avoir idée de quitter cette place où l'on avait cette merveilleuse sensation d'être au nirvana.

Ses lèvres venaient alors glisser à nouveau sur sa peau, mordillant sensuellement ses mamelles tandis que ses mains courraient sur sa taille avant de finir de réduire sa robe en lambeaux. Caressant avec délice ses cuisses tout en laissant ses lèvres poursuivre leur route, dessinant avec la langue le contour de son nombril ; alléché par l'odeur féminine de son antre ; l'excitation montait crescendo le laissant plus brulant que jamais. Lentement sa main fut la première à investir les lieux, curieuse et riche en dextérité ; sa respiration devenait sauvage alors que la température de son corps ne cessait de monter, jusqu'où était-il capable de grimper ? Véritable volcan, il se plaisait à découvrir le corps divin de la jeune femme dans le moindre recoin. L'amour était bien plus qu'une histoire de pénétration, il jouait dans une autre catégorie n'est-ce pas ? Il ignorait si elle avait déjà eu l'occasion de s'envoyer en l'air avec un animal ; si ce n'était pas le cas il aurait au moins la satisfaction de lui laisser cette empreinte avant de mourir. Remontant doucement vers ses lèvres, il glissait sur sa joue puis lui mordillait l'oreille avant de lui souffler « Toi qui aimerais tellement laisser une empreinte dans ce monde, je laisserais la mienne sur toi... » Cela pouvait paraitre une bien maigre consolation à coté du monde, lui, il s'en contentait avec grand plaisir. C'était d'ailleurs, bien plus que ce qu'il aurait pu espérer. Alors brutalement il la saisissait par les hanches pour une position de demi-chandelle, se léchant doucement les lèvres en appréciant la vue du corps de la jeune femme.


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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyMer 28 Aoû - 21:44


    Je ne pus me retenir de le pincer à sa remarque, geste taquin mais qui signifiait que je partageais sa blague, même si j'étais légèrement vexée. Mais son rire était bien trop rare et communicatif pour que je ne m'offusque réellement. Alors sur le même ton, je lançai, le regard plein de défi. "Tu sous estimes ma force ! Tu serais surpris de découvrir à quel point je suis coriace !" Et je l'étais vraiment, coriace, féroce parfois, acharnée s'il le fallait. Ma carrure ne laissait bien sûr pas présager que je maîtrisais parfaitement différents arts martiaux et que j'étais d'une agilité sans pareil, mais ne clamait-on pas à tout va que les apparences étaient trompeuses ? J'étais incroyablement endurante aussi, et ce dans tous les domaines sportifs. C'est ainsi que je comblais vraiment mon manque de force. Je ne frappais donc pas fort certes, mais je ne m'épuisais pas, et on ne m'avait donc jamais à l'usure.

    Le contact de sa main sur ma peau encore dénudée fut doux et réconfortant. Alors je fis de même, posant ma main sur son torse, traçant des motifs inconnus avec mes doigts. Des frissons parcouraient ma peau, couraient le long de mon échine, défiaient la chaleur qui chutait lentement. Je n'y prêtais pas vraiment attention, mettant ça sur le coup de cette partie de jambes en l'air démentielle. J'avais passé un si bon moment que mon corps peinait à s'en remettre et tremblait encore à son contact. Quelle idiote. Sa voix de velours épousa mes oreilles et me demanda si je voulais dormir ici. Je mourrais d'envie de rester avec lui, de me blottir contre son corps chaud et de ne réfléchir à rien d'autre qu'à l'instant présent. Mais je devais avouer qu'en ce moment, je n'étais pas la meilleure compagnie pour la nuit, mon sommeil étant troublé par quelques rêves prémonitoires donc il était justement le personnage principal. Je n'avais pas particulièrement envie de déranger sa nuit à lui, surtout si en me réveillant je lui racontais encore que je venais de le voir mourir. C'était vraiment le genre de mot à ne pas dire au lit, et à sa place, je ne m'aurais même pas proposé de rester dormir. Peut-être qu'il ne savait pas ce qu'il l'attendait, les spasmes, agitations, gémissements et autres cris de douleur... J'étais le genre de personne dont le sommeil trahissait tout. Mais d'un autre côté, j'avais terriblement envie de rester avec lui, justement à cause de ces cauchemars. Me réveiller à son contact me rassurerait, me calmerait sûrement. Quelqu'un auprès de moi, c'était ce qui m'avait manqué ces dernières semaines où j'avais dû subir ces visions.

    "Ce serait plus sûr que je reste là... avec tout l'alcool que j'ai bu, prendre le volant ce n'est pas prudent." Je ris doucement, parce que lui comme moi savions que c'était la dernière des raisons qui me poussait à rester. Mais j'étais bien trop fière pour admettre que je crevais d'envie d'être avec lui... Ce n'est pas parce que je m'étais laissée faire pendant notre rapport que j'allais complètement abandonner toute dignité devant lui. Je restais quand même cette sale garce imbuvable qui avait le caractère d'une vampire dans le corps d'une sorcière... Enfin, c'est ce que je croyais. Terrible méprise que de croire que je pourrais encore rester la même après cette rencontre singulière. Je n'avais pas encore idée de la profondeur du lien qui m'unissait maintenant à lui, de la ténacité que j'allais mettre à le sauver... à nous sauver. Par sa guérison, j'entreprenais involontairement la mienne, inversant ma tendance à la destruction en une élévation vers l'humanisation.
    Il se redressa alors et je suivis. D'un bond de chat, j'atterris sur le sol en évitant les débris de la bouteille qu'on avait vidé. Je récupérai dans mon sac la chemise de la dernière que je devais lui rendre pour finalement l'enfiler à nouveau, puisqu'encore une fois il avait déchiré mes habits. Et là, maintenant que mon corps avait retrouvé une température normale, je commençai à ressentir le froid. Je n'avais pas un volcan pour corps; moi. Et je me félicitai de mon initiative quand je vis qu'il m'entraînait vers l'extérieur.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyJeu 29 Aoû - 10:36

La réponse de la jeune femme était probablement un mensonge, mais cela lui suffisait comme réponse, il n'allait pas chercher plus loin. Elle se sentait seule et les nuits étaient difficiles, sans personne pour la rassurer... Probablement avait-elle peur de s'endormir, alors voila ; il sera là pour qu'elle n'ait pas peur de fermer les yeux et de se laisser tomber dans les bras de Morphée. Il descendait de la voiture avec agilité, elle atterrissait à coté de lui quelques secondes plus tard, récupérant son sous vêtement et son jeans ; il s'habillait sans rien dire. Pourquoi parler après tout ? Est-ce qu'ils en avaient besoin ? Il glissait ses pieds dans ses Rangers sans prendre le temps de les lacer, il n'en avait pas besoin et avait cette fâcheuse manie de ne jamais le faire soit dit en passant. Se tournant vers elle, il la trouvait dans cette même chemise, jetant à coup d'oeil à ce qu'il restait de la robe de la jeune femme en se mordant légèrement le coin de la lèvre inférieure d'un air de dire que cela fut inévitable. Elle semblait prête, alors il la conduisait vers cette petite porte et ils se retrouvaient dehors. S'arrêtant devant une échelle, il invitait la jeune femme à monter la première. Non pas pour se rincer l'oeil (bien qu'il ne s'en gênait pas), mais surtout pour prévenir la moindre chute de sa part. S'il partait devant, il ne pourrait rien faire pour la rattraper. La montée se passait cependant sans problème, bien qu'un instant son pied avait dérapé ; elle était coriace en effet. Une fois arrivé en haut, la vue était toujours imprenable bien que différente que les courbes de la jeune femme.

Le toit était aménagé uniquement dans un coin où l'on pouvait trouver des oreillers d'extérieur posés sur un matelas d'une épaisseur que l'on trouve dans les salles de gym ; de nombreux journaux qui avaient plus ou moins prit l'humidité, un plaid soigneusement plié (qui signifiait simplement qu'il ne s'en servait jamais, parce qu'il était franchement bordélique). Mais le plus important dans tout ça, c'était le ciel... « J'adore cet endroit... » Soufflait-il simplement comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Alors il s'allongeait là, au cotés de la jeune femme, ses yeux azurés contemplait le spectacle des astres. Au bout de quelques minutes, il tournait la tête vers la jeune femme qui ne semblait pas vraiment apprécier le spectacle, du moins, pas comme lui. Il était peut-être bien trop sensible à la nature pour être compris. Alors, doucement il se redressait et la prenait dans ses bras pour la réchauffer contre sa peau brûlante, posant sa tête sur son épaule, il lui soufflait d'une voix si chaude et sensuelle « C'est ici que tu dois te sentir le mieux, sous la bannière du ciel... A quoi ça sert de rêver si ton monde reste si petit ? L'univers est tellement grand. Personne ne trouve plus le temps pour fermer les yeux et y croire juste quelques secondes. Le temps résulte même de l'expansion de l'univers. Mais que se passera t-il quand l'expansion de l'univers aura achevé sa course et inversera son mouvement ? Et si on admet le fait que nous vivons dans un monde aux dimensions enroulées alors comment faire la part entre l'illusion et la réalité ? Le temps pour nous, tel que nous le connaissons est une dimension que l'on peut parcourir que dans une seule direction... Pourtant ici, le temps ne compte pas de la même manière... Nous ne sommes qu'un point dans l'univers, bien plus petits que les étoiles que nous admirons parce qu'elles ne nous voient pas. Elles sont comme les rêves... Si belles, mais quand on veut l'attraper ; on n'y arrive jamais. » Il avait joint cette dernière parole en tendant la main, la fermant alors, présentant sa main close à la jeune femme, il l'ouvrait lentement pour libérer un magnifique papillon de nuit qui reprit son envol pour s'éloigner. Elle avait légèrement sursauté de surprise, il souriait faiblement avant de lui dire « Alors, il faut se contenter de rêver et jouir de ce que l'on a, tout près... Parce que bien souvent, tout est devant nos yeux sans jamais le voir... » Doucement sa main venait glisser sur sa cuisse puis sa jambe délicieusement fine et surtout glacée. Il se demandait ce que cela faisait d'avoir si froid en permanence. Il attrapait le plaid pour la recouvrir avec douceur avant de lui dire avec un léger sourire tout en s'allongeant de nouveau, fixant toujours le ciel « Si tu as froid, tu es toujours autorisé à venir dans mes bras. Il parait qu'il y fait anormalement chaud... » Voir trop chaud parfois, au point que bien souvent il retrouve sa partenaire à l'autre bout du lit trempé de sueurs à essayer de fuir sa chaleur bestiale ; un inconvénients parmi tant d'autres...
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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyLun 9 Sep - 1:21

    Dehors, le froid avait repris ses droits, prémices d’un automne qui promettait d’être frais. Mes mains se posèrent sur le métal glacé de l’échelle et un frisson parcourut mon corps entier. Mais fièrement, je grimpai barre après barre en affectant de ne pas pâtir du froid. Lui ne devait rien sentir, son corps étant anormalement chaud par rapport à la température humaine. La montée se passa sans encombres, même si un moment je faillis glisser, me rattrapant habilement grâce à la force de mes bras. Mince certes, mais musclée quand même. Je fus accueillie au bout par un spectacle magnifique. Au loin les lumières de la ville se faisaient dominer par un ciel étoilé et parfaitement dégagé. Aucun accro, aucun défaut dans ce défilé d’étoiles. Pour une fois que le ciel de Vancouver était dégagé, il avait bien raison de nous en faire profiter…
    Il avait aménagé un petit coin salon sur le toit, le tout très austère mais qui étrangement lui ressemblait. Oh… écoutez-moi parler de lui comme si je le connaissais depuis toujours. Je chassai cette pensée de mon esprit et m’installai sur les coussins qui formaient une banquette sommaire mais tout de même confortable. Je le voyais admirer le spectacle avec une telle fascination que je me laissais aller à un sourire attendri. Moi aussi avant je me posai sur le toit de la villa en Albanie avec ma mère, et nous regardions les étoiles pendant des heures attendant la meilleure convergence mystique créée par les constellations et l’alignement des planètes. Tout dans le ciel avait une influence sur la magie. Depuis sa mort, je n’avais pas refait ça. Je n’avais plus jamais observé les étoiles, ce rituel sacré appartenait à ma mère et moi, et sans elle je me sentais comme une étrangère sous ce ciel magnifique. Lui à contrario semblait y être à sa place, comme si ce spectacle seul pouvait le contenter pour tout le reste de sa vie. Un laps de temps qui par ailleurs avait été considérablement réduit depuis quelques jours.

    La nostalgie et le froid m’empêchaient de profiter grandement du spectacle. Et puis, si je commençais à analyser le ciel, le fantôme de ma mère reviendrait attrister mes pensées. Sa mort était mon plus gros cas d’émotions, depuis, je ne ressentais plus grands choses de positif… Ressentant sûrement mon malaise, Cloud me prit dans ses bras chauds. L’espace d’un instant, j’oubliai presque tout. Puis de sa voix suave il commença à me parler de l’univers, du temps et de l’espace. Ses réflexions étaient fascinantes, et ce en particuliers parce que son souffle chaud retenait plus que mon attention. C’était impressionnant la façon dont mon corps réagissait au sien, comme s’ils étaient liés. Et je dus taire cette petite voix intérieure qui me rappelait quelques préceptes mystiques qui racontaient des histoires stupides de division d’âme. Je me retenais plus que tout de le sonder, de lire son âme, car je trouvais cette pratique assez effrayante. Surtout moi qui n’aimais pas particulièrement la magie des auras… Il ajouta ensuite qu’il fallait se contenter de ce que l’on avait, ce qui me laissa un sourire amer. Lui il avait arrêté de rêver, alors comment croire à ses paroles…

    Muée dans un silence total, je fus surprise par le contact de sa main sur ma cuisse. D’autres frissons vinrent s’ajouter à ceux causés par le froid que j’avais presque oublié alors. D’une délicate attention, il me couvrit du plaid et m’invita à venir me réchauffer auprès de lui dès que j’en ressentais le besoin. Or je semblais en avoir constamment besoin. J’avais toujours en tête cette histoire de séparation des âmes à laquelle je n’avais jamais voulu croire. Mais c’était peut-être une bonne explication au fait qu’il avait si facilement réveillé la mienne, s’appropriant tout mon être avec beaucoup de facilité quand beaucoup s’était auparavant retrouvé prisonniers par la glace… certains littéralement d’ailleurs. « La magie. Oh je sais que tu n’aimes pas ça, mais la magie est à la fois une question et une réponse. Il ne s’agit pas seulement de mettre le feu à ce qu’on veut ou à créer des ouragans, il s’agit surtout d’une histoire passionnante, d’une initiation sur un chemin impraticable, entre la réalité et l’illusion. La magie est un pont entre deux mondes. Tout dans ce monde est magie, il suffit juste de s’ouvrir. Les sorciers ne sont que des personnes qui se sont ouverts aux origines de la magie jusqu’à en maîtriser bien des domaines. Toutes les questions que tu évoques, sur le temps et l’espace… tu peux trouver une réponse dans les rites les plus anciens et les plus ésotériques de cette planète. La création n’a pas été faite pour qu’on l’oublie, mais elle n’est pas non plus facile à comprendre. Seuls les plus chanceux connaissent ces secrets, et parfois ce ne sont que de vieux contes que le temps a enseveli. Peut-être résident-ils dans la mémoire de lieux et d’espaces et peut-être même dans la mémoire humaine… La quête spirituelle est la recherche la plus longue et difficile qui existe. Même la quête du bonheur est plus facile. »
    Je me tus, incapable de comprendre pourquoi je m’étais lancée sur ce sujet, qui me ramenait à plus de dix ans en arrière, lors des leçons de ma mère sur le monde qui nous entourait. Je me sentais à l’aise pour confier ce genre de choses qui généralement ne traversaient jamais ma bouche. Le savoir ésotérique n’était pas un sujet que j’abordais souvent, et surtout pas avec des non-initiés à la magie… Quoique j’en parlais même pas avec les sorciers, puisque je n’en avais pas beaucoup comme ami. Les rares sorciers avec qui j’entretenais une relation amicale en dehors de ma famille se trouvaient un peu éparpillés en Europe.

    Je me tournai alors face à lui et mes mains se posèrent sur ses joues. Mes yeux couleur noisette vinrent chercher au plus profond de ses yeux azurés, en quête des réponses que lui cachaient au monde. « Tu as arrêté de te contenter de ce que tu avais. De quoi as-tu peur ? La nuit que j’ai vu ne sera peut-être pas ta dernière. Je peux m’assurer que rien de tout ça n’arrive… que plus personne ne te poursuive. Je peux le faire, j’en suis capable. »

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyMar 10 Sep - 17:10


C'est alors qu'elle se mit à lui parler de la magie, de la représentation qu'elle en avait, le beau brun n'avait pas quitté les étoiles des yeux en écoutant les dires de la jeune femme, non il n'aimait pas la magie ; mais il n'avait jamais cherché à la comprendre et c'était probablement là son tord dans cette histoire. Mais les sorciers n'avaient pas non plus cherché à le comprendre lui, on le traitait comme un monstre et rien de plus. La magie possédait-elle vraiment toutes les réponses ? Mais si l'on savait tout, que fait-on de la part de mystère de ce monde ? Si l'on devait tout savoir, comment pourrait-on encore rêver et imaginer certaines choses ? Oui, comment serait le monde sans tout cela ? Ne serait-il pas ennuyeux ? Ne serait-il pas mort dans le fond sans toute la magie de l'ignorance et du rêve ? Quand on est enfant, on fait des rêves tellement plus grandioses qu'à l'âge adulte... Les rêves érotiques étaient peut-être bien hors catégorie, cependant plus l'on avançait, moins l'imagination vivait. On perdait l'espoir d'un monde à soit, d'un monde parfait et heureux. Quand on fermait les yeux, c'était encore ce même mode. Il manquait du rêve dans leurs vies.

Ils étaient bien ensemble, sous la lune et dans les bras de l'autre, il lui apportait sa chaleur animale pour lui donner du confort et il avait la douce consolation de ne pas se sentir aussi seul. Il sentait ses mains froides sur son visage et il la fixait avec cette intensité particulière du loup ; elle le fixait comme si elle semblait chercher une réponse spirituelle à toutes les questions qu'ils s'étaient posées sur l'univers. C'était agréable d'avoir quelqu'un d'aussi cultivé en face de soit, il avait cette sensation de ne fréquenter que des enfants et il aimait la compagnie de cette femme, une vraie. Les questions qu'elle lui posait le transperçaient même s'il ne manifestait aucune émotion. C'est alors qu'elle tentait de réanimer l'espoir dans son coeur, de le pousser à dire oui. Oui, je veux vivre, je veux voir encore des choses, les sentir, les affronter. Oui je suis grand, je suis fort, oui je peux me battre encore. Oui je veux y croire encore, je veux fermer les yeux et voir enfin un peu l'avenir. Oui je veux la vie. Mais les mots espérés par la belle sorcière ne sortaient pas de sa bouche, c'était comme une boule dans la gorge, il ne le pouvait parce que ce serait un mensonge à l'heure actuelle que de prétendre vouloir vivre, que d'oser dire y croire encore. Il ne croyait plus en rien. Quelque chose était mort en lui depuis bien longtemps, cette étincelle qui raviverait cette flamme si faible a fond de ses yeux... Un peu comme cette étincelle pendant leurs ébat, cette délicieuse sensation de renaissance, cette décharge d'adrénaline, ce désir de plaisir...

Doucement il posait sa main sur celle de la jeune femme elle-même posée sur sa joue, la fixant silencieusement avant de répondre en faisant glisser sa main au fil de ses paroles le long de son bras pour rejoindre sa nuque « On est souvent capable de grande choses ; faut-il avoir une raison de le faire. Je n'ai pas peur d'avoir peur, j'ai vécu avec la crainte de finir comme un homme a voulu que je sois un jour. J'ai eu peur de lui ressembler ; mais j'ai échoué. Peut-être ont-ils raison de souhaiter ma mort, jamais je n'ai oublié leur visage face à la mort. Il est peut-être temps que ce soit mon tour. » Il n'oublierait jamais et Cloud ne pouvait pas s'empêcher de croire que si on voulait qu'il meurt, c'était parce qu'il le méritait. Le sang qu'il avait fait couler devait être rendu... « Que font les humains aux chiens qui mordent ? Ils les tuent parce qu'ils savent qu'ils vont recommencer. Une partie de moi à prit gout à cette violence, je n'arrive plus à gérer ce que je ressens. Dans ce bordel il y'a cette colère qui me brûle... Mais je sais bien d'où vient cette colère. Tout ce qui est arrivé est uniquement de ma faute. Mon existence est un désastre. » Il était tellement cruel envers lui-même. Il avait porté sur ses épaules de jeune adulte les erreurs de son père et aujourd'hui il allait mourir pour lui. Cloud se trompait, cela n'avait pas été à lui de prendre soin de son père, mais son père de prendre soin de lui. Le seul qui avait échoué...

Un tendre sourire, sa main glissait sous la joue de la jeune femme pour la caresser avec douceur avant de passer son pouce sur ses lèvres avant de s'approcher avec lenteur pour déposer sur ses lèvres un baiser doux comme une caresse avant de lui souffler les yeux encore clos « Parfois il faut accepter le sort que décide la nature, accepter ses échecs et affronter dignement... Je suis épuisé de fuir Dasha. » Il ne semblait pas plus affecté que cela à ses propres propos, il ne semblait pas considérer la mort comme une ennemie, mais il n'avait pas l'air de dire y trouver refuge. On, car ceux qui se suicide ont encore espoir que ça aille mieux après. Cloud était entre les deux, dans le néant. Il vivait sa vie aussi longtemps qu'elle le lui sera accordée et ne cherchait pas plus loin parce qu'il était un grand désabusé de la vie. Elle n'était que déception. Reculant légèrement, il souriait encore ; elle n'avait pas l'air de vouloir sourire. Est-ce qu'elle avait de la peine pour lui ? Il en était navré, il aurait juste voulu lui dire que tout irait bien ; mais elle en savait plus que lui et de toute évidence sa mise à mort devait être terrible. Il l'attirait un peu plus contre lui, offrant à cette femme le plus de chaleur possible. Douce attention, c'était étrange ; mais il avait presque envie de la protéger de ce mal qu'il lui causait. Enlaçant sa taille il la fixait avec toujours autant d'intensité avant d'ajouter « Je sais que tu as envie de m'aider, mais tu ne me dois rien Dasha, c'est trop tard pour vivre. Si je pouvais t'empêcher de subir ce cauchemar, crois moi je le ferais. » Il était sincère, il s'en voulait d'ailleurs de lui infliger sa vie, ses émotions... Sa douleur, la mort...

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyJeu 12 Sep - 19:30

    Il refusait. Un refus qui me parut brusque, parce que je n'étais pas habituée à ce qu'on me dise non, et encore moins quand je proposais de l'aide. Cet instant était particulièrement perturbant, parce que jamais je ne m'étais sentie aussi impuissante. Encore plus parce que j'étais intimement convaincue qu'il se trompait, que la nature ne voulait pas qu'il meure. Jamais je n'aurais eu ces visions autrement. Et dans ces cauchemars, il semblait tellement déterminé à vivre, aucune trace de lassitude ne l'animait quand ses derniers cris de douleur avait traversé l'air. Des images fortes et harassantes que je garderais en mémoire tout le reste de ma vie. Au moins il continuerait à vivre quelque part sur cette planète, dans mon souvenir. Jamais je n'oublierais cette nuit, et encore moins celle qui allait venir. Je lui en avais fait la promesse, garder en moi cette marque qu'il m'offrait.
    Cloud semblait rongé par sa conscience, et s'il portait en lui tant de regrets et de remords, c'est qu'il était plus humain que les gens ne voulaient le faire croire. Alors pourquoi persistait-il à croire qu'il était un monstre ? Il n'était plus du tout maître de ses émotions, et c'est ce qui le rendait horrible à ses yeux, quand il apparaissait tout à fait innocent aux miens. Moi je ne les contrôlais que trop bien, j'en avais fait un royaume vide de couleurs et plus froid que les contrées éloignées d'Alaska. Seul parfois mon caractère impulsif venait dégeler cette âme vampirique. Et entre celui beaucoup trop émotif et celle qui ne ressentais rien, dites-moi qui est le monstre ? Il me paraissait soudain évident qu'il s'accablait de peine, qu'il portait sur lui tous les crimes de l'humanité quand il n'en avait commis peut-être qu'une infime partie. Moi j'étais bien trop confortable avec ma conscience pour être vraiment innocente. J'avais aussi les mains sales de sang, la seule différence c'est que je n'en tirai ni regrets ni remords. De nous deux, c'était plutôt lui qui portait la croix du genre humain et moi qui l'y crucifiait.

    Ses mots étaient durs, injustes pour lui. Il avait tort et je ne savais pas comment lui faire entendre raison, parce qu'il ne le voulait pas. Et comme pour m'enlever toute envie d'agir, il déposa un léger baiser sur mes lèvres. Encore un souvenir qui resterait ancré. Ca, et aussi la manière dont il prononçait mon prénom, avec cette touche britannique si craquante dans son accent. C'était injuste que je le rencontre seulement maintenant, alors qu'il allait mourir bientôt. C'était injuste la manière qu'il avait de si facilement briser mes défenses, de me donner tant de choses avant de les reprendre aussi sèchement. C'était une sorte de punition du karma ? Me faire subir tout ça, me laisser goûter à quelque chose que je n'aurais jamais, me donner toutes les clés pour aider quelqu'un et essuyer un refus... me faire sentir minable et impuissante et passionnément belle et désirable. Foutus faiblesses humaines, on nous montrait les murs à éviter et nous on fonçait dedans. Il ne voulait pas de mon aide, alors je devrais partir, ne pas m'enfoncer davantage dans ce parfait moment de partage, ne pas m'endormir dans ses bras avec le sentiment d'être protégée. Merde à la fin. Qu'est-ce que je devais faire ? Trop de tourments... Je fuyais son regard captivant pour ne pas y lire la résignation et il sentait mon trouble mieux que quiconque. Il me serra davantage contre lui, et je me sentais tellement bien à cet endroit en particuliers que j'eus même l'impression d'y appartenir. Cette chaleur réconfortante, ce torse qui épousait tellement bien mon corps, tout m'incitait à rester quand la seule vraie solution pour m'épargner au maximum était de partir.

    Je rassemblais alors le peu de force qu'il me restait et affrontai son regard. J'y lus de la compassion et encore du remords. Il s'en voulait alors qu'il n'en était même pas responsable, étayant ma théorie comme quoi il s'accusait de tous les crimes possibles. "Ce n'est pas de ta faute. Rien de tout ça n'est de ta faute. Chacun a fait ses choix de vie et en subit les conséquences. Laisse ces cauchemars me punir, mais ne les laisse pas te punir toi non plus." Les derniers mots avaient été prononcés dans un souffle. Tout ce que j'avais à confier de plus serait tu, je me défendais de m'ouvrir davantage si c'était pour souffrir ensuite de son départ. Il y a comme ça dans la vie des rencontres uniques, qui enrichissent considérablement. Notre rencontre était digne d'une anecdote à figurer dans le Petit Prince. Brève et particulièrement bouleversante. Je refusai de parler encore, et préférai sombrer dans un sommeil qui n'aurait rien de réparateur. Et alors que je le quittai dans la vie réelle, je le retrouvai dans le monde des cauchemars.

    Une poursuite floue, pleine de rage. Des odeurs familières, détestées. Lancée à toute vitesse je m'enfuyais loin de ceux qui me voulait du mal. Non, ce n'était pas moi, c'était lui, il fuyait. Mais il pouvait fuir autant qu'il voulait, la fin resterait la même. Ils le blessent... ils le font à chaque fois. Il souffre, mais il continue. Ils le blessent encore. C'est bizarre de subir la magie, de ne pas en être instigateur. Mais ça c'est une réflexion que j'ai, qui est étrangère à ce corps. J'ai mal enfin, il a mal... nous courons encore mais ça ne sert à rien, le loup est épuisé. Ils sont plus nombreux que d'habitude. Mais il y a quelque chose de différent. Eux aussi sont poursuivis, ils subissent des dommages qui ne sont pas de notre faute. Mais je ne sais pas, je n'ai pas le temps et tout est trop flou. Blackout. Quand nous nous réveillons, je sais déjà ce qui va se passer. Déchirement du corps, l'animal se déchaîne encore mais il est enchaîné solidement et magiquement. Quelqu'un parle mais ce n'est qu'un bourdonnement. Ils vont nous tuer, je le sais je l'ai déjà vu. Mais d'abord ils nous torturent, ils veulent des réponses à des questions que nous n'entendons pas. L'odeur du sang, de la peur et plein d'autres que je ne sais pas distinguer, elles sont trop présentes et me brûle. Je ne maîtrise pas ce corps. Les violentes émotions me transpercent encore. Des vagues brûlantes et dévastatrices. Et puis encore une scène floue. Mais l'endroit me semble un peu plus familier qu'auparavant. On dirait que je le connais bien cet endroit. Et dans une dernière vague de folie, mon corps, son corps se tord dans tous les sens, crie de rage, il ne veut pas mourir. Pourquoi il ne veut pas mourir dans cette vision s'il veut mourir dans la vraie vie ? Putain. Et la décharge arrive, impitoyable, elle met fin à tout. Le cerveau est déconnecté, le coeur arrête de battre, tous les systèmes nerveux sont comme grillés... La mort a été douloureuse le temps d'un instant, mais ensuite on ne sent plus rien. C'est à ce moment que je dois me réveiller... Mais quelque chose n'est pas fini. La vision n'est pas fini... il faut que je reste...

    Mais trop tard. Dans un sursaut je me relevai, transpirante, désorientée. L'espace d'un instant je ne reconnus pas l'endroit, ce qui n'aida pas mon coeur à ralentir. Puis je repris peu à peu mes esprits et les événements de la nuit dernière me revinrent en mémoire. Je tournai la tête vers Cloud qui s'était réveillé aussi. Je savais dès lors qu'il était impossible pour moi de me rendormir. Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était, mais il était bien trop tôt pour commencer la journée. Encore sous le choc de la vision, je ne ripostai pas quand il m'attira vers lui pour me prendre dans ses bras. J'avais à la fois horriblement chaud, et en même temps des sueurs froides. Il me caressait les cheveux, comme pour calmer une petite fille et sans un mot je le laissai faire, essayant de rassembler les éléments nouveaux de cette vision. "Il y avait quelqu'un d'autre" soufflai-je finalement. "Quelqu'un chassait tes chasseurs." Je n'avais aucune idée de qui ça pouvait bien être, et honnêtement je n'avais pas envie d'en apprendre plus pour ce soir. J'avais eu mon quota de douleur pour un moment.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptySam 14 Sep - 16:00


Elle lui disait que ce n'était pas de sa faute, elle lui faisait tellement de mal en lui disant ses mots, elle voulait l'aider, mais ça le faisait souffrir. Elle ne voulait pas qu'il soit puni ? C'était un criminel. Un monstre doté d'une conscience, un monstre qui souffrait dans son silence et ses regards fuyant. Il ne répondait pas, gardant la jeune femme dans ses bras, il l'observait s'endormir ; elle était amer. Il se sentait désarmé. Que pouvait-il faire ? Il ne savait pas lui-même, il ne voulait plus fuir. Il n'arrivait plus à se battre. Il l'avait longuement observé dormir puis doucement, il fermait ses yeux azurés après s'être assuré qu'elle avait bien chaud, il s'endormait en la tenant contre lui.

Son univers à lui, la nuit était assez particulière. Cauchemar, souvenir, douleur du passé. Il aimait cependant ce monde, parfois les souvenirs étaient bons... Il se souvenait encore du jour où il s'était mis à genoux devant une femme et cela pour la première fois de sa vie, ses yeux bleus brillants sous la pleine lune qui à l'époque ne le rendait pas aussi fou. Une bague, leurs regards qui ne se quittaient pas, elle riait à sa demande. Il avait rit lui aussi avant de la recevoir dans ses bras pour de longues embrassade, un moment émouvant d'une bague glissée à un doigt menu ; le sourire aux lèvres, une nuit brulante, un réveil si tendre... Ils s'appartenaient, ils seront heureux pour toujours... Mais il fallait ouvrir les yeux, parce que le couteau dans le coeur fait mal, parce qu'il faut reprendre son souffle, parce qu'il faut ravaler ses larmes... Tout cela, il le fit en un battement de cil, l'habitude... Il parait que l'on s'accoutume à la souffrance, on acquiert une certaine résistance. Il avait ouvert les yeux parce qu'il l'avait senti bouger contre lui, il avait senti sa souffrance. Il avait ouvert les yeux, se redressant légèrement, la fixant de ses yeux bleus alors qu'elle semblait souffrir le martyr. C'était cela qui l'attendait ? Il osait enfin poser ses mains sur elle pour tenter il ne savait quelle manoeuvre pour calmer sa torpeur. C'était comme si le contact l'avait réveillé, un sursaut brutal, des yeux brillants de larmes de douleur, celle contre laquelle on ne pouvait pas lutter.

Il ne savait pas vraiment quoi faire, il prit doucement la jeune femme dans ses bras. Elle était en nage et il savait qu'il ne l'aiderait pas vraiment à avoir moins chaud, mais il ne savait pas vraiment quoi faire d'autre, il n'y avait que des loups dont il avait pu prendre soin et les humains étaient tellement différents... Doucement il lui caressait les cheveux, essayant de l'aider comme il le pouvait à se calmer ; Qu'avait-elle besoin ? D'une présence ? De protection ? De solitude ? C'est alors qu'elle se mt à parler de sa vision, les mots étaient étranges. Le beau brun posait son index sur les lèvres de la jeune femme. Le signe des anges de l'oublie, soufflant doucement en plongeant son regard dans celui de la belle sorcière « Shhut.... » Caressant sa joue avec l'autre main, il finissait par attraper la jeune femme par les hanches pour l'allonger correctement ; à califourchon au dessus d'elle sans poser pour autant son poids entier sur elle, il exerçait une pression autour d'elle, l'enfermant de son corps dans cette sphère protectrice. Ses mains sur ses joues, il fixait cette femme avec intensité. « Calmes-toi... Regarde-moi Dasha. Ne parle pas... Calmes-toi. » Il caressait sa peau avec une douceur sans nom, il la tenait en protection de son être, il ne savait pas si elle en avait besoin. Il ne la connaissait pas après tout... Peu importe, il pouvait sentir à quel point elle avait mal ; par sa faute. Doucement, il lui adressait un tendre sourire comme pour lui dire que tout allait bien, reviens à la réalité, je suis en vie... Seigneur, comme il aimerait qu'elle n'ait pas à souffrir de la sorte.

Il ne savait pas vraiment pourquoi il faisait cela, mais doucement il s'était penché vers elle, laissant sa chevelure brune chatouiller le visage de la jeune femme avant d'appliquer ses lèvres contre celles de Dasha ; d'abord lentement puis ensuite avec bien plus de convictions. Jouant quelques secondes avec sa langue avant de se décoller lentement de ses lèvres absolument délicieuses. Qu'est-ce qu'il faisait bonté divine ? Il devenait complètement fou ? Il ne pu retenir un léger sourire gêné avant de lui dire d'une voix de velours avec une pointe d'humour « Dis moi que tu es calmé parce que je vais vraiment finir par faire n'importe quoi... » Il riait très faiblement, ce n'était probablement pas le meilleur moment pour plaisanter. Mais c'était là un mécanisme de défense de ce qui lui échappait. Soufflant doucement, il essayait de reprendre contenance. Il délirait complètement n'est-ce pas ? « Tu n'es pas obligé de m'en parler si ça te fait souffrir. Ne dis rien, je le sens tu sais... Je le sens comme tu as mal, comme tes muscles sont tétanisés... Non... Tu n'as pas besoin de me le dire. Je le vois. Je te vois. ».

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyVen 20 Sep - 2:56

Spoiler:
 

C'était un monde étrange, sûrement le plus étrange de tous. Un monde où se côtoyaient forces mystiques puissantes et candeur humaine. J'étais souvent soufflée par le culot que certains humains avaient, à se prendre pour les maîtres du monde juste parce qu'ils avaient de l'argent. L'argent ne valait rien dans le monde surnaturel, il n'existait que parce que nous nous cachions dans cette normalité écrasante. Pour l'humain lambda, ce garage était un simple bâtiment d'un quartier mal fréquenté ou un homme un peu bougon s'occupait pour de bons prix des véhicules... mais pour une créature surnaturelle, ce lieu était bourré d'éléments relatifs à notre monde. A l'odeur, pour ceux dont l'odorat permettait la distinction, et à l'aura pour nous autres sorciers. Quand on entrait en ces lieux, les enjeux finissaient toujours par être plus grands qu'une histoire de voiture en panne. C'était fou à quel point les tensions entre chaque espèce étaient fortes. Les humains avaient le droit de fréquenter tout le monde sans exception, ils étaient un peu l'espèce passe partout, alors que les autres races entretenaient entre eux une inimitié parfois exagérée. Il existait autrefois une règle tacite qui disait que les loups devaient rester avec les loups, les vampires avec les vampires, et les sorciers avec les sorciers. Les affaires des uns ne concernaient en aucun cas les autres... surtout qu'il s'agissait la plupart du temps de couler les autres et de prouver une sorte de domination de l'espèce. Il avait fallu du temps pour que les mentalités changent, pour que les races se mélangent un peu plus. BlackMoon ne serait jamais né autrement. De toute façon, je n'étais pas très objective dans cette histoire... sorcière de sang, mais vampire dans l'âme, j'avais fréquenté ces deux races en négligeant plutôt la troisième espèce... Si on m'avait dit un jour que j'aurais l'aventure la plus intense de ma vie avec un loup, j'aurais ri au nez de cette personne avant de tourner aussitôt les talons. Et pourtant il était là, au dessus de moi et bien vivant.

Agréablement enfermée dans le cocon qu'il formait avec son corps, mes mains se posèrent sur son torse avant de parcourir toutes les parcelles possibles. Prise de frénésie, encore à semi plongée dans le cauchemar j'avais du mal à comprendre ce qu'il faisait et ce qu'il disait. Il me demandait de me calmer, et finalement submergée par l'intensité de son bleu regard, je retrouvais un rythme respiratoire plus ou moins normal. Mon rythme cardiaque cessa toute hérésie pour finalement battre à une cadence acceptable. Peu à peu, je retrouvais de l'emprise sur la réalité, ou alors c'était elle qui retrouvait emprise sur moi. Finalement en totale possession de mes moyens, je finis par comprendre qu'il n'avait rien, ou du moins pas encore. Je sentais que les tremblements de mon corps se calmaient pour laisser place à de la sérénité... Un calme entier et preneur qui découlait de la douceur du loup. Mes muscles se détendirent, et la douleur se dissipa plus rapidement que lors de mon précédent réveil. J'étais apaisée, comme plongée sous l'eau, sans avoir à subir les nuisances du monde extérieur. Encore une réaction incompréhensible de mon corps en présence du sien... Je fermai les yeux quand ses lèvres s'emparèrent des miennes et goûtai avec délice à cette beauté éphémère. Tout ce qui était beau finissait toujours par se faner et par mourir. Lui avait le loisir de mourir avant de faner, un bon point. Toujours transcendée par l'intensité du moment, j'hochai à peine la tête quand il me demanda si j'étais finalement calmée. J'aurais voulu répondre qu'il n'y avait pas plus apaisée que moi à cet instant, mais ma gorge était sèche, et les mots ne voulaient pas sortir, préférant continuer leur danse dans ma tête, embrouillés avec mes pensées. Mes mains se posèrent avec douceur sur ses bras qui m'entouraient. Ses paroles étaient réconfortantes, m'enveloppant de la chaleur de ses paroles.

Le moment était unique. Cette intimité si naturelle entre nous deux s'était installé si facilement que c'en était déconcertant. D'autres avaient dû attendre des mois pour avoir ne serait-ce qu'un mot gentil de ma part, et encore rien n'était sincère. Lui en une nuit avait réussi à conquérir tout le capital émotionnel dont j'étais encore capable et commençait sérieusement à creuser dans celui que j'avais enfoui. Je ne m'étais pas sentie aussi humaine depuis la mort de ma mère. Mais la fierté finirait par reprendre ses droits... Cette nuit n'était qu'une trêve. Cette nuit était un échantillon de toutes celles que nous n'aurions jamais, une entrevue d'une vie à laquelle il fallait renoncer. "Tout va bien" murmurai-je avec un pauvre sourire. Calme certes, mais quand fatiguée. Ce qui rendait cette scène si particulière, c'était la tendresse qui s'en échappait. Et pourtant la tendresse était une notion que je n'utilisais plus depuis un moment déjà... Pour moi la tendresse n'était plus qu'un souvenir des moments passés avec ma mère. Je posai une main sur sa joue et murmurai finalement dans le même élan. "Merci... Merci d'avoir tourné dos à la solitude le temps d'une nuit pour offrir à une femme qui faisait tout pour que tu la détestes un moment unique. Et ne m'interromps pas...Profite plutôt du moment de faiblesse de la sorcière aigrie avant l'âge parce qu'elle ne dira pas de paroles douces souvent..." Je marquai une pause pour respirer, pour organiser mes paroles et en même temps mes émotions. "Tu n'es pas l'homme que tu prétends être et ton loup le sait pour toi. Tu es capable de faire le bien comme le mal et il n'y a pas de mal à ça... Ce que tu as fait de bien te paraît dérisoire peut-être par rapport à ce que tu as fait de mal, mais ça ne veut pas dire que tu en ressors plus mauvais que bon. Je me rappellerai du bon, pour que quelqu'un raconte au moins du bien de toi." J'eus un sourire qu'on eût pu qualifier d'espiègle s'il n'avait pas disparu aussitôt pour ne pas solliciter davantage les muscles endoloris. "Tes choix ont défini ta vie, mais ils n'ont pas défini qui tu étais. Ce sont les engagements à ces choix qui font ce que tu es. Alors essaye quelque chose pour moi... Retrouve-toi, réconcilie-toi avec ta nature, avec tes choix, avec ton loup... Comme ça vous partirez tous les deux comme vous êtes arrivés : unis."

Ce discours m'avait davantage fatigué, d'autant plus qu'il avait réveillé en moi des capacités de compassion et de gentillesse que j'avais oublié avoir pu posséder un jour. Un retour d'humanité qui faisait conflit avec le vide de ma conscience. Je savais d'avance que le bon côté ne remporterait pas cet accrochage intérieur, mes démons étant trop présent pour pouvoir céder la place.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyDim 22 Sep - 10:37


Il y a encore quarante-huit heures, ils étaient de parfaits inconnus ; vingt-quatre heures plus tard, ils se détestaient corps et âme. Heure zéro, ils étaient là, à moitié nu à la belle étoile après un ébat plu que torride dans un endroit insolite qu'est le toit d'une voiture, un sommeil, un réconfort... Les événements c'étaient enchainés beaucoup trop vite et tout deux avaient le coeur tellement fermé qu'ils n'avaient pas compris qu'ils venaient de vivre un véritable coup de foudre et cela bien avant le toit de la voiture, cela avait commencé à la démonstration de force de l'un et l'autre. Foudroyé en plein coeur, ils étaient blessés et pourtant ça ne faisait pas tant mal que ça. Seulement, ils étaient comme deux aveugles et la situation aurait pu être bien plus intense s'ils y mettaient un peu de leur amour partagé. Il se surprenait à essayer de l'apaiser par un baiser des plus brulants, c'était là une claire manifestation de son envie d'elle. Elle le rendait gourmand et tout simplement affamé de sa chair... Il aimait qu'elle pose ses mains sur lui et il la fixait avec intensité, elle semblait bien plus calme, elle était sortis de sa torpeur. Pour une fois, il avait fait quelque chose de bien. Mais il n'aurait rien eu à faire si ce n'était pas lui qui lui causait de telle douleurs dans ses rêves... Elle disait que tout allait bien, elle semblait vouloir parler alors il ne disait rien, elle devait reprendre ses esprits. Elle avait posé sa main sur sa joue et formulait des mots d'une tendresse insoupçonnée chez cette femme. Un « moment de faiblesse », il ne pouvait s'empêcher de sourire en coin, elle était une véritable tête de mule et il adorait cela. Elle l'avait remercié pour la nuit, il était assez étonné d'être remercié par cette fille pour du sexe, mais est-ce qu'elle parlait que de cela ? Il ne savait pas, il ne disait rien ; la fixant sans témoigner grande émotion, il ne voulait pas l'influencer, c'était étrange, mais il avait envie d'entendre ce qu'elle avait à lui dire. La suite de ses propos concernait le manque d'harmonie entre lui et son loup. Il l'observait en l'écoutant malgré la douleur des paroles.

Elle se souviendrait de lui comme quelqu'un de bien, il ne savait pas pourquoi, mais la sensation qui le parcourrait lui avait presque donné froid... Il avait tellement de mal à se convaincre, à se dire qu'il n'était pas le monstre que tout le monde pointait du doigt. Sa demande fut tellement étrange, il se sentait douloureux pourtant il n'avait reçu aucun coup... Lentement il tendait le bras pour attraper une bouteille d'eau à moitié entamée de la veille et la porter doucement aux lèvres de la jeune femme qui avait redressé la tête à la vue de ce don qui semblait lui faire tellement envie... Il reposait lentement la bouteille au sol, il était toujours au dessus d'elle à dominer son corps ; il caressait lentement sa taille de ses mains chaudes et répondait enfin « Je ferais de mon mieux... » Pourquoi est-ce qu'il acceptait ? Il ne savait pas, ça l'occuperait d'ici la fin... « On fera de notre mieux... On leur donnera ce combat qu'ils attendent tellement... » Il continuait ses caresses brulants sur la taille de la jeune femme, doucement avant qu'elle ne puisse répondre ; il venait effleurer les lèvres de la jeune femmes des siennes avant de les capturer avec envie, laissant ce baiser durer encore et encore... Puis il reculait doucement, mais pas trop car ses lèvres venaient dévorer la peau de sa joue puis de son cou, ses mains remontaient dangereusement vers sa poitrine des plus généreuses.... Mordillant doucement le lobe de son oreille, il venait lui souffler « Tu sais... Je le sens... » Il avait prit l'une de ses mains pour la poser sur la peau nue de son torse avant de continuer ses explications « Il est là... Et quand je sens ton parfum, quand je touche ta peau, quand je goute tes lèvres... Je le sens... Il le veut lui aussi... C'est quand je suis en colère que j'ai peur Dasha... Et il ne supporte pas la peur, j'aurais moins peur si je lui faisais confiance. Mais je n'y arrive pas... J'ai toujours peur de ce que nous allons faire sous le poids de la colère. Et le problème est là Dasha. Je suis toujours en colère... » Des confessions difficiles, mais elle devait avoir ressenti sa colère, une rage immense qui le devorait jour âpres jour. En colère contre le monde, contre les autres et surtout contre lui-même. Il s'était laissé submerger par ses émotions... « Et quand la lune met son grain de sel, je suis ce monstre qui terrifie. Je suis le monstre. Finalement, est-ce que ce n'est pas une part de moi-même ? Je n'ai plus de conscience dans ses moments là, juste une bête... » Il se redressait doucement pour plonger son regard dans celui de la jeune femme, il la fixait quelques instants avant de souffler « Personne ne te vois comme moi je le peux... » Il lui adressait un sourire tendre en lui caressant la joue en relâchant la main de la jeune femme qu'il avait maintenu contre son coeur. Il avait envie d'elle à nouveau, c'était idiot elle avait l'air tellement épuisée... Mais elle était là, rien que pour lui n'est-ce pas ? Il pouvait bien être égoïste ?
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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyMer 25 Sep - 16:24

    Au milieu de ses caresses et de ses baisers, il accepta ma requête. Il se montrait incroyablement attentionné, jusqu'à me donner à boire. Je fis taire ma fierté pour profiter de ce cocon humain jusqu'au bout. Après tout, cette nuit était peut-être la seule que nous partagerions aussi intimement... Et comme sa présence m'était plus que bénéfique, il valait bien mieux que je me laisse aller... Mon orgueil, j'avais tout le temps de l'exhiber plus tard. Sur son visage, qui maintenant trahissait toutes les émotions possibles, je crus lire encore le sentiment de culpabilité. Il pensait sûrement encore être l'unique responsable des malheurs de tous, alors que pour une fois il n'avait rien à me reprocher. C'était mon karma qui me mettait à l'épreuve pour ce que j'avais fait de mal dans ma vie... et la liste était longue. Mais au moins, ça le gardait près de moi pour l'instant. Aussi égoïste que cela puisse paraître, j'avais envie qu'il se batte pour qu'il reste avec moi aussi longtemps que possible. Un besoin de ses caresses et de son corps s'était insidieusement crée en moi, et si je n'avais pas ma dose de lui à temps, j'en mourrais probablement. En une nuit il avait fait de moi une putain de droguée en manque, et je préférais me convaincre que ce n'était qu'à propos de sexe, et en aucun cas en rapport à d'éventuels sentiments reniés depuis un moment. Et peut-être qu'au final, il allait changer d'avis... s'il arrivait à se réconcilier avec son loup, l'envie de vivre lui reviendrait peut-être ! J'en avais bon espoir malgré moi. Comme je me détestais à ce moment, une belle idiote désœuvrée, incapable de refuser quoique ce soit à un homme que j'étais supposée détester. Et pl-èus il multipliait les caresses, plus j'en avais besoin, comme si me donner ce que je désirais ne faisait en fait qu'augmenter le vice.

    Il recommença d'ailleurs à jouer avec mes envies. Je sentais bien que la tendresse s'éteignait au profit du désir. Son toucher se faisait plus précis, plus sensuel... Et je ne pouvais pas lui dire non, parce que malgré la fatigue tenace, je voulais encore m'envoyer en l'air avec lui. Peut-être que c'était ce contre la montre oppressant qui déréglait tant nos réactions. Peut-être que l'idée de la fin ne faisait qu'attiser le feu entre nous, et accélérait toutes les étapes de notre relation. Se laisser prendre une nuit, y penser quelques jours ensuite, recommencer, encore et encore, aimer un peu, beaucoup, passionnément, jusqu'à s'en déchirer le coeur, puis la lassitude, les disputes, l'ennui, la haine et enfin l'indifférence. Et si notre histoire ne durerait que quelques semaines, au moins serait-elle la plus intense jamais connue. Je riais intérieurement de mon ridicule, de ces pensées naïves qui réanimait un coeur mort depuis huit ans déjà. Dans un souffle, il continua sur la voie de la confession. Sa voix sonnait tellement bien à mon oreille, alors qu'il parlait de moi, de lui, de son loup et encore une fois de ses angoisses. Je n'avais qu'une envie, faire taire ses peurs pour qu'il arrête de s'emprisonner, mais il était dans une telle quête du genre humain, que lui enlever l'angoisse le réduirait au néant vampirique... A mon néant vampirique. Il fallait qu'il se libère autrement, mais je n'avais aucune idée de ce qui le retenait à la souffrance... Il était enchaîné à son malheur tel Prométhée à son rocher, et tous les jours l'aigle de la conscience venait lui manger la foi. Il était victime d'une injustice qu'il avait lui-même défini, se punissait de crimes qu'il n'avait sûrement pour la plupart pas perpétré et s'enlisait dans ce cercle vicieux. Je voulais l'aider, mais il le refusait, alors j'allais suivre ses dernières volontés, comme je le lui avais promis... Et ce soir là, je pouvais garantir que j'allais y participer. Je voulais l'accompagner dans ses derniers souffles, parce que j'avais quand même dans cette histoire une part de responsabilité. Et peut-être que de rage, je mettrais fin à la vie de celui qui prendrait celle de Cloud.

    Et alors que nous laissions un silence s'écouler, le temps que chacun digère les mots, il ajouta quelque chose qui me troubla aussitôt. Personne ne te voit comme moi je le peur. Le souffle coupé, je ne savais pas quoi répondre, alors qu'en temps normal j'étais toujours celle qui avait le dernier mot. Désarmée encore une fois, j'essayais de trouver à la volée un sens à cette phrase mais seul ses yeux arrivaient à capter mon attention. Mise à nue par ce bleu azur, je ne lui avais pas seulement donné mon corps, je lui avais aussi ouvert les portes pour mon âme. Mise à nue, parce qu'il avait réussi l'exploit de m'impressionner et de me maîtriser en un tour de main. Mise à nue, parce que face à lui je perdais le contrôle de moi-même, mon corps préférait s'émanciper de mon esprit pour se jeter dans la gueule du loup. Mise à nue encore, parce qu'il ravivait en moi des élans d'émotions humaines que j'exécrais. Mise à nue enfin, parce que les pierres les plus dures peuvent se fissurer... Je fermai les yeux et tentai de reprendre mes esprits. Mais es mots résonnaient encore en moi, s'insinuaient partout, provoquant frissons, joie, colère, mépris, affection et tant d'autres sensations indescriptibles. Pas besoin de formuler l'ineffable , dans notre cas, nous pouvions lire au plus profond de l'autre. Étrange interdépendance qui nous émerveillerait le temps d'une nuit avant de ne laisser qu'amertume. "Shhh... Nous sommes nos seuls ennemis. Tout ce que tu penses ne pas pouvoir faire, c'est toi qui t'en empêches. Laisse ta colère s'échapper de temps en temps, la garder c'est te condamner. Je serai pas loin, je t'empêcherai de faire quoique ce soit que tu puisses regretter. Je t'aiderai à partir tranquille." Et ensuite je tuerai le fils de pute qui t'enlèveras. Ma main cherchait son visage, mes doigts caressaient ses traits, contournant les lèvres, effleurant la joue, cherchant jusqu'au bout le contact. J'avais toujours du mal à me défaire de l'emprise de ses yeux, ou alors peut-être que je ne voulais pas. Et pour changer un peu la voie grave qu'avait pris notre conversation, je demandai de ma voix la plus posée et la plus pénétrante. "Et que vois-tu Cloud ?" J'étais toujours curieuse de savoir ce qu'il voulait dire dans cette phrase, et en même temps je sentais encore une fièvre monter en moi, tendre ivresse qui l'appelait encore à moi et en moi.

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MessageSujet: Re: I don't know who you think I am || Cloud [Hot]   I don't know who you think I am  || Cloud   [Hot] - Page 2 EmptyVen 27 Sep - 7:41


Il pensait bien qu'il finirait par se perdre à continuer de contempler sa beauté de la sorte, elle attirait aussi bien l'homme que le loup bien que les deux furent plus que méfiant à leur rencontre, probablement faudrait-il être suicidaire et inconscient pour faire confiance à une sorcière au premier abord. Elle lui disait de se taire, elle ne voulait pas qu'il se fasse du mal, pourtant c'était vraisemblablement plus fort de lui, comme s'il n'arrivait à se permettre d'être heureux à présent. C'était justifié ceci dit, elle ne savait rien de son histoire et il préférait garder cela pour lui, même si dans le fond l'idée que quelqu'un puisse la raconter un jour après sa mort était une idée alléchante, mais pour l'instant il ne pensait pas vraiment à l'héritage qu'il laisserait à ce monde. Il pourrait très bien écrire un livre, mais qu'est ce que ça changerait ? Certaines vies devaient bien sombrer dans l'oublie, quand cette fille sera vieille et mourra à son tour, il n'y aura plus personne pour penser à lui. Partir tranquille... C'était étrange de se dire qu'elle l'accompagnerait dans la mort, il se surprenait même à espérer tirer son dernier souffle dans ses beaux yeux... Il la fixait alors qu'il sentait ses caresses, il dessinait un léger sourire sur ses lèvres lorsqu'elle l'interrogeait et elle venait dessiner son sourire du bout du doigt, lentement il s'approchait pour l'embrasser à pleine bouche, jouant avec bien du plaisir avec sa langue absolument délicieuse... Doucement il se détachait d'elle pour lui répondre en caressant d'une main brulante sa joue et son cou « Je vois que tu es une fille difficile, mais avant tu n'étais pas comme ça... Différente... Heureuse... Puis tellement triste... Ta force t'as permis de te reconstruire, mais derrière cette carapace tu es toujours triste et seule... Quand tu me regardes, j'ai l'impression que tout ça ressort... Tu veux m'aider, tu penses que c'n'est pas naturel chez toi. Mais ça l'est, c'est caché... Tu as peur ; peur des émotions. Pourtant tu es souvent en colère, c'est l'émotion la plus primitive de l'être humain. Tu es humaine, tu es vivante Dasha. » Est-ce qu'il avait juste ? Il n'avait jamais dis qu'il voyait ce qu'elle était vraiment au fond d'elle, il lui avait dit qu'il la voyait d'une façon totalement différente du reste du monde, c'était ainsi qu'il la voyait. Vivante. Etait-ce parce qu'il avait su briser sa carapace ? Il ne savait pas, est-ce qu'elle en avait mal ? Non, elle avait juste peur... Peur de ressentir, peur d'être à nouveau blessé par la déception de ce monde...

Il caressait doucement sa bouche avec son pouce avant de la rejoindre de ses lèvres pour un baiser tendre, il laissait sa seconde main souligner les courbes de la jeune femme. Déposant son regard sur elle, il ajoutait dans un murmure « Quand je partirai, au fond de mes yeux restera gravé cette femme que je vois... » Ses lèvres partaient à la conquête du cou de la jeune femme, il se sentait fièvreux et son corps la désirait à nouveau, malgré la fatigue de cette fille, il la voulait à nouveau, il la vouait encore comme si elle avait eu un gout de trop peu malgré les minutes plus qu'intense d'extase qu'ils avaient pu partager. Il voulait à nouveau se sentir libre et vivant, il voulait que sa vie déteigne sur lui, qu'ils apprennent à respirer... Là, sous les étoiles. Ils étaient si bien. « Soit mienne encore une fois... » Finissait-il par lui souffler à l'oreille, bien sur qu'il savait qu'elle était déjà tout à lui et qu'il pouvait en faire ce qu'il voulait, mais il voulait qu'elle se sente désiré, il voulait qu'elle se sente être une vraie femme dans ses bras, sous son corps endiablé par sa présence... Est-ce qu'il finirait par anéantir sa carapace ? Il ne savait pas, il ne pensait pas que c'était son rôle dans cette histoire ; pourtant si. Il laissait ses mains palper son corps avec envie, respirant son parfum qu'il n'oublierait jamais... Son corps tout entier la réclamait et la manifestation un étage plus bas emprisonné dans un jeans pouvait tout simplement témoigner de ce désir qui le consumait...

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